2/3 des infections génitales (par exemple les mycoses, vaginoses bactériennes) ne sont pas spécifiquement des IST, ce qui signifie que la majorité des contaminations n'est pas d'origine sexuelle mais doivent être prises en charge. Les infections les plus courantes chez les lesbiennes: Les champignons Les mycoses sont dues à des champignons, présents dans votre corps, et qui se développent en présence de certains traitements ou de maladies. Une transmission est toutefois possible lors de rapports sexuels: pénétration avec les doigts, échange d'objets sexuels, cunnilingus ou anulingus.Les bactéries Quant aux chlamydiæ, la transmission peut se faire de manière exceptionnelle lors du partage d'objets sexuels. Cette infection se développe avec peu de symptômes. Décelées à temps, les chlamydiæ se soignent facilement avec des antibiotiques.Les virus L'herpès existe sous deux formes: l'herpès labial (bouton de fièvre) et l'herpès génital. Ces virus se transmettent très facilement, par simple contact entre les muqueuses lors des rapports bouche-bouche, bouche-sexe, sexe-sexe, ou lors de l'échange d'objets sexuels.La transmission est possible dès l'éruption de la ou des vésicules et jusqu'à 2 semaines après la cicatrisation, ainsi que lors de la réactivation du virus. Il n'existe pas de traitements définitifs, ils permettent seulement de diminuer la fréquence et l'intensité des poussées. Le papillomavirus (condylomes ou crêtes de coq) se transmet par contact des muqueuses. Il peut être à l'origine de condylomes de la vulve mais aussi d'infections virales du col qui peuvent évoluer vers une dysplasie* et un cancer du col de l'utérus. D'où l'importance du frottis qui permet de le dépister. Des méthodes de destruction des condylomes existent mais le virus reste présent dans l'organisme. * dysplasie: transformations cellulaires susceptibles d'évoluer vers un cancer. En ce qui concerne le VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine), la contamination par l'échange d'objets sexuels est avérée, surtout en période de règles. Par ailleurs, certaines d'entre vous peuvent aussi vivre des relations hétérosexuelles ou en avoir vécues dans le passé. En cas de rapports non protégés, sachez qu'il existe la contraception d'urgence, la prophylaxie post-exposition* et pensez à vous faire dépister. * prophylaxie post-exposition: traitement antirétroviral à prendre le plus rapidement possible, dans les 48 heures après une prise de risque, administré pendant un mois pour tenter d'éviter une contamination par le VIH. L'utilisation de préservatifs masculins ou féminins lors de pénétrations vaginales et anales, des digues dentaires pour le cunnilingus et l'anulingus permet d'éviter tout risque de contamination par voie sexuelle. <<< retour |
"Après une très longue vie hétérosexuelle avec un mari et deux enfants, je vis enfin mon homosexualité. Les rencontres que je fais aujourd'hui ne sont pas très sérieuses, et je ne sais pas exactement quels sont les risques que je prend." (Martine) "J'ai déjà eu une MST, ainsi que de l'herpès, mais je n'utilise toujours pas de moyen de protection." (Chantale) |