Les virus VIH/sida La transmission est également possible par le partage de matériel d'injection. Les piercings, tatouages, scarifications, etc. doivent être réalisés dans des conditions d'hygiène strictes. La primo-infection (deux à trois semaines après la contamination) ne s'accompagne pas toujours de signes. Dans 70% des cas, des symptômes associant principalement fièvre, gonflement des ganglions, diarrhées, éruption cutanée surviennent. Ces symptômes disparaissent en quelques jours, même sans traitement. Ils ne sont pas spécifiques au VIH. A cette période, le VIH est particulièrement transmissible. Le dépistage consiste en une prise de sang trois mois après la prise de risque. Aujourd'hui, de nouveaux tests permettent de faire un diagnostic très précoce, dès la primo-infection. Il faut néanmoins attendre trois mois pour confirmer un résultat de séronégativité. Le dépistage peut vous être prescrit par votre médecin (il se fait dans un laboratoire et est pris en charge par la Sécurité sociale) ou être fait sans prescription dans un centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG)*. Il n'existe pas pour l'instant de traitement préventif ou curatif. Les traitements actuels ralentissent considérablement l'évolution du virus dans l'organisme mais ne l'éradiquent pas. Dans les 48 heures après une exposition au VIH, un traitement d'urgence (prescription pendant un mois de médicaments anti-VIH) permet de réduire les risques de contamination. Hépatite B (VHB) Souvent l'hépatite B ne donne aucun symptôme et le diagnostic est fait par des examens sanguins. Parfois, elle provoque une "jaunisse": la peau, les yeux deviennent jaune foncé, de même que les urines alors que les selles deviennent très claires; ces signes s'accompagnent d'une grande fatigue et de fièvre. Dans 80% des cas, une hépatite B guérit toute seule et ne laisse aucune séquelle. Dans 20% des cas, le virus continue de détruire le foie et peut entraîner, à long terme, une cirrhose ou un cancer du foie. Il existe des traitements anti-VHB en cas d'hépatite B chronique. Le vaccin préventif, disponible en pharmacie, est vivement conseillé pour les personnes ayant des pratiques à risque et qui n'ont pas été vaccinées dans l'enfance (le vaccin consiste en deux injections séparées d'un mois et d'un rappel à six mois; il est remboursé par la sécurité sociale à 65%). Herpès labial / génital En cas de présence de vésicules sur les parties génitales, évitez tout rapport sexuel non protégé durant la poussée et pendant environ les deux semaines qui suivent. Evitez l'échange d'objets sexuels sans protection, de linge ou d'objets de toilette. Quelques jours après la transmission, de petites vésicules apparaissent sur les lèvres, sur la vulve, dans le vagin, dans la bouche ou dans l'anus. Ces vésicules se rompent, puis sèchent en croûtes brunâtres qui disparaissent dans les deux semaines. Les récidives sont fréquentes et apparaissent souvent en période de fatigue. Le diagnostic repose sur l'aspect très suggestif des lésions. Une confirmation par prélèvement local (laboratoire ou consultation IST) est possible en cas de doute. Il n'y a pas de guérison définitive de l'herpès. Des médicaments sous forme de crème ou de comprimés peuvent réduire la durée de la crise. Si les récidives sont fréquentes, un traitement oral préventif permet de les diminuer. Papillomavirus (HPV) Le HPV se manifeste par de petites verrues indolores qui ne sont pas toujours visibles. Ces condylomes peuvent se développer sur la vulve, dans le vagin, sur le col de l'utérus, dans l'urètre ou au niveau de l'anus. Le dépistage des condylomes du col se fait par un frottis. Il n'existe aucun traitement qui éradique le virus. Les traitements actuels consistent en la destruction des condylomes par cryochirurgie (azote liquide), bistouri électrique ou laser. Les récidives sont possibles, un suivi est donc nécessaire. Hépatite A (VHA) Le VHA est présent dans les selles et la salive. Ce virus peut facilement être transmis lors de rapports bouche-anus non protégés, parfois par le baiser. Le plus souvent, l'hépatite A se traduit par les symptômes suivants: fièvre, nausées, jaunisse, fatigue, diarrhées, urines foncées, selles décolorées, perte de poids. Le dépistage se fait par une prise de sang. Il n'existe aucun traitement de l'hépatite A. La guérison est le plus souvent spontanée après quelques semaines. Il n'existe pas de forme chronique. Un vaccin préventif contre l'hépatite A est disponible en pharmacie sur prescription médicale. Il n'est pas remboursé par la Sécurité sociale. Il est conseillé avant tout voyage en zone d'endémie. ATTENTION ! Lorsque la guérison existe, cela n'immunise pas contre une nouvelle contamination. <<< retour |
* Sida Info Service (appel anonyme et gratuit au 0 800 840 800) peut vous fournir l'adresse du CDAG ou du DAV (dispensaire anti-vénérien) le plus proche de votre domicile. "Je suis atteinte depuis environ deux ans d'herpès génital. C'est mon ex-copine qui me l'a refilé en me faisant un cunni. J'ai mis quelque mois à l'accepter. Ma chérie sait que je suis infectée et on est au courant des symptômes. Alors au moindre picotement ou quand mon ganglion me fait mal, on fait gaffe. Mais je n'ai eu que 2 véritables récidives depuis ma primo-infection. La plupart du temps ça gratouille, ça picote, mais on psychote aussi pas mal et ce n'est rien. Ma chérie n'est pas infectée et ça ne la gène pas. On a toutes les deux une vie sexuelle épanouie. Je croyais au début que ma vie était ruinée mais pas du tout." (Aline) |