de l'aide en France

Un certain nombre de structures d’aide aux victimes de violence existent en France.

Le numéro de la permanence d’écoute téléphonique nationale:
Violences conjugales femmes info service
01 40 33 80 60
du lundi au samedi de 7h30 à 23h30
les jours fériés de 10h à 20h.

Le ministère délégué à la Cohésion sociale et à la Parité, propose sur le site www.infofemmes.com, une liste nationale des permanences d’accueil pour les femmes victimes de violence. En règle générale, ces associations spécialisées assurent elles-mêmes un hébergement d’urgence.

08VICTIMES
08 842 846 37
7j/7 de 9h à 21h
prix d’un appel local, numéro national d’aide aux victimes.
contact par courriel pour les personnes malentendantes ou préférant avoir un contact écrit: 08victimes@inavem.org

Ces services mis en place en France constituent une source importante d’aide pour les femmes hétérosexuelles mais restent peu sollicités par les lesbiennes. L’hétérosexisme et la lesbophobie vécus ou craints sont un frein à la demande d’aide auprès des services sociaux, de santé et judiciaire existants: centres d’hébergement, lignes d’écoute, police, avocats, médecins, psychiatres6 . De fait, la majorité des lesbiennes lorsqu’elles recherchent de l’aide vont donc se tourner vers leurs ami-e-s.

Afin de fournir des services ouverts adaptés aux lesbiennes, l’association Air libre propose à Toulouse (31) et Albi (81) des groupes de soutien pour les lesbiennes victimes et auteures de violences dans leur relation affective.
téléphone: 06 88 39 27 76
courriel: airlibre.association@gmail.com
www.membres.lycos.fr/airlibre


si une victime ou une auteure de violences vous demande de l'aide ?

La peur de la stigmatisation pousse le plus souvent les lesbiennes à demander de l’aide autour d’elles (ami-e-s, famille) plutôt qu’aux associations ou même à la police. Il est donc primordial de respecter le caractère confidentiel de ce dont la personne vous fait part et de mesurer la confiance qui vous est accordée.
Vous êtes peut-être son seul recours.

Toutefois, si l’urgence de la situation ou un secret trop lourd à porter vous pousse à le dévoiler à une tierce personne, informez-en votre amie. Dites-lui clairement jusqu’à quel point vous êtes capable de l’aider et de quelle façon vous pouvez le faire. Vous pouvez par exemple, l’aider à repérer des ressources comme des services sociaux, des associations d’aide aux victimes de violences, une aide juridique…
L’essentiel est de l’écouter, de ne pas minimiser la gravité de ce qui s’est produit et de ne pas trouver d’excuses pour les mauvais traitements subis ou actés.

Si vous connaissez les deux femmes en cause et avez de bons rapports avec elles, ce n’est pas prendre parti pour l’une ou pour l’autre que de dispenser de l’aide et du soutien à votre amie dans sa recherche de ressources.

Même si vos conseils ne sont pas immédiatement suivis d’effets, ils auront marqué une étape importante dans le processus parfois long de sortie de l’engrenage de la violence et du déni de celle-ci.

La violence n’est pas une fatalité, l’auteure est responsable de ses actes et la victime ne "mérite" en aucun cas de les subir.



6  WATREMEZ V; La violence dans les relations lesbiennes: état de la recherche et des pratiques; en cours de publication


<<< retour















"Je vivais avec une femme violente et je n'en pouvais plus. Un jour à bout de forces, j'ai fait mon "coming out" auprès de mes collègues de travail et je leur ai raconté mon histoire. Grâce à leur intervention j'ai fui loin, chez mes parents qui ignoraient tout. Elle n'a pas cessé de me suivre, essayant de me récupérer par tous les moyens: culpabilité, amour, chantage etc. Mais rien n'y a fait, j'avais ouvert les yeux, je me sentais libre." (Martine)





















"J'ai été violente avec ma conjointe jusqu'à ce qu'elle me quitte la semaine dernière. Je voudrai comprendre comment j'ai pu en arriver là, car je l'aime. Est-ce qu'on peut guérir d'un problème de violence?" (Fatima)