Responsable-animateur de l'atelier :
Mme Catherine REYNAUD - Groupe de Recherche sur les Vulnérabilité Sociale (Nice)Intervenants :
M. Nordine FRIZI - AIDES Délégation Sud-Est (Marseille)
M. Romain MBIRINDI - Afrique Avenir (Paris)
Rapporteur :
Dr Laurence PALLIER - Equipe Mobile d'Information pour la Prévention du Sida (Toulon)
Les deux expériences d'interventions auprès de jeunes issus de l'immigration présentées étaient très différentes mais les échanges ont permis de souligner plusieurs caractéristiques.
Les objectifs recherchés sont :
- Travailler sur les représentations autour de la sexualité- Faire réfléchir sur les comportements
- Libérer la parole
- Susciter le débat
- Améliorer la santé sexuelle
Le processus implique toujours les intervenants des structures accueillantes puisque c'est eux qui mobilisent les jeunes pour participer aux groupes de réflexion ou pour animer les discussions dans les lieux de convivialité.
La production d'outils est nécessaire pour mobiliser les jeunes même si les difficultés de suivi ou de réalisation sont parfois au rendez-vous par manque de moyens financiers ou de conditions matérielles pour les mener à leur terme.
Le mode d'intervention est toujours interactif et participatif.
Les facteurs facilitants :
- Le sida est un thème " porteur ". Beaucoup d'entre eux connaissent des personnes touchées.- Les jeunes apprécient d'avoir un espace de parole.
Mais des obstacles existent
- La santé sexuelle n'est pas l'objectif principal des structures qui accueillent ce genre d'interventions que ce soit les lieux de convivialité, les foyers ou les centres sociaux.- Il est difficile de mobiliser des jeunes par les structures et surtout de poursuivre le travail sur le long terme hypothéquant la phase de promotion et de diffusion des outils produits.
- Plus préoccupant , ce sont malheureusement toujours les mêmes jeunes qui peuvent profiter de ces interventions : ceux-la même qui fréquentent déjà ces structures et qui peut être font partie des plus informés et convaincus en comparaison avec les jeunes restés dans la rue
- Très peu de jeunes filles participent mis à part dans les foyers de jeunes filles.
- Il est nécessaire de former les adultes et les équipes éducatives mais cela se révèle souvent difficile à réaliser ou à mener à terme pour des raisons pratiques ou financières.
L'évaluation de ces actions est nécessaire mais n'est pas toujours réalisée par manque de suivi, de moyens et d'outils d'évaluation.