Les femmes et l'infection à VIH/sida

Dossier de synthèse documentaire et bibliographique

novembre 2005

Sommaire

Epidémiologie
retraitDans le monde
retraitEn Europe
retraitEn France

Facteurs de vulnérabilité
retraitVulnérabilité biologique
retraitVulnérabilité sociale, économique, culturelle

Vivre avec la maladie
retraitLa femme séropositive
retraitLes traitements et la recherche

Séropositivité, désir d'enfant et grossesse
retraitLe désir d'enfant
retraitLa femme séropositive enceinte
retraitL'enfant né de mère séropositive

La situation dans les pays en développement
retraitVulnérabilité
retraitL'accès aux traitements
retraitLa grossesse

Le préservatif féminin
retraitPrésentation
retraitAvantages
retraitInconvenients
retraitFiabilité et efficacité
retraitAcceptabilité

Bibliographie
retraitEpidémiologie
retraitFacteurs de vulnérabilité
retraitVivre avec la maladie
retraitSéropositivité, désir d'enfant et grossesse
retraitretraitSéropositivité et désir d'enfant
retraitretraitPrise en charge, grossesse et enfant
retraitLa situation dans les pays en développement
retraitLe préservatif féminin
retraitOutils et supports de prévention

 

L'histoire et les représentations de l'épidémie de sida en Occident ont eu des conséquences graves sur la population hétérosexuelle, en particulier les femmes, en terme de prévalence et de prise en charge. Les spécificités de l'infection dans la population féminine, tant au plan social que médical, ont longtemps été peu étudiées.

Epidémiologie

Dans le monde

Dans la plupart des régions du monde, les femmes et les jeunes filles représentent une proportion croissante des personnes vivant avec le VIH.

Au niveau mondial, environ 40 millions de personnes vivent avec le VIH/sida dont près de 26 millions en Afrique sub-saharienne. La moitié de ces personnes sont des femmes. La région la plus dévastée est l'Afrique sub-saharienne, où vivent plus des trois quarts des femmes séropositives.

En Europe

La prévalence de l'infection à VIH chez les femmes européennes est assez hétérogène d'un pays à l'autre, même si elle reste faible comparée aux pays du Sud. Historiquement, la proportion de femmes infectées par le VIH était moindre dans les pays occidentaux, liée à des contaminations par usage de drogues par voie intraveineuse.

En 2003, en Europe les femmes représentaient environ un quart des nouveaux cas de sida et un tiers des nouveaux diagnostics de séropositivité.

L'attitude concernant le dépistage de la séropositivité des femmes enceintes diffère également au sein des différents pays européens. Nombreux sont les pays qui proposent un dépistage systématique à l'ensemble des femmes au début d'une grossesse ou aux femmes présentant des facteurs de risque.

En France

En France, les femmes représentent environ 20 % des cas de sida depuis le début de l'épidémie et près du tiers des nouveaux cas de sida pour l'année 2004. Parmi les nouveaux diagnostics de séropositivité en 2003/2004, la proportion des femmes est de 42%, alors qu'elle est de 29% parmi les cas de sida.

Les femmes se contaminent ou se font dépister plus jeunes que les hommes. Le nombre de diagnostics VIH chez les femmes est supérieur à celui observé chez les hommes dans les tranches d'âge 15-19 et 20-29 ans. Ce chiffre s'inverse à partir de la tranche d'âge 30-39 ans, où le nombre d'hommes infectés est supérieur.

Les rapports hétérosexuels sont le mode de contamination quasi exclusif des nouvelles séropositivités chez les femmes. L'usage de drogues par voie intraveineuse représente 1 % des cas.

La répartition par nationalité des nouvelles séropositivités montre une part importante de la population originaire d'Afrique sub-saharienne : 51 % des femmes nouvellement contaminées sont originaires d'un pays d'Afrique sub-saharienne dans les premières déclarations.

retour au sommaire

Facteurs de vulnérabilité

La plus grande vulnérabilité des femmes vis à vis du VIH s'explique par des facteurs biologiques et physiologiques mais aussi par des pressions sociales et économiques, voire affectives ou culturelles qui ne leur permettent pas toujours d'assurer leur prévention.

Vulnérabilité biologique

Biologiquement, le risque de contamination de la femme lors d'un rapport hétérosexuel serait au moins deux à quatre fois supérieur à celui encouru par l'homme.

La muqueuse vaginale est fragile et la concentration du virus est plus importante dans le sperme que dans les sécrétions vaginales. De plus, le sperme peut rester plusieurs jours dans le tractus génital féminin.

D'autres facteurs de risque interviennent :

- les rapports pendant les règles,

- la perméation du col pour les femmes les plus jeunes,

- la période suivant l'accouchement,

- les autres infections sexuellement transmissibles,

- la ménopause qui fragilise les muqueuses,

- les rapports traumatisants ou non désirés dans lesquels la lubrification est insuffisante et qui favorisent les microlésions

Vulnérabilité sociale, économique, culturelle

Physiquement plus exposées, les femmes sont souvent économiquement, socialement, émotionnellement ou culturellement dans l'impossibilité d'exiger la protection de leurs rapports sexuels. Par amour, par peur de la séparation, de l'insécurité financière ou de la solitude, certaines femmes pour garder leur partenaire sont prêtes à accepter des relations à risques non protégées.

Certaines vulnérabilités sont religieuses ou culturelles. Parler de la sexualité dans certains milieux ou certaines communautés est difficile, voire tabou. Le préservatif n'est pas admis et la femme est parfois contrainte de vivre des relations sexuelles sans protection.

Dans la plupart des pays, les femmes sont moins informées que les hommes sur le VIH/sida et sur la transmission du virus. Le silence sur les questions de sexualité, les réalités de l'inégalité des sexes et le manque d'éducation sur la santé sexuelle et en matière de reproduction sont autant de facteurs de risque pour les filles et les femmes.

La puissance sociale et économique qui permettrait aux femmes de négocier la fidélité ou l'usage du préservatif leur fait défaut et elles sont exposées, dans le domaine de la sexualité, au pouvoir prédominant des hommes, voire parfois à leur violence.

retour au sommaire

Vivre avec la maladie

La femme séropositive

De nombreuses études se sont intéressées à l'évolutivité de l'infection à VIH selon le sexe, sans mettre en évidence de différence, à statut économique comparable. En revanche, chez la femme contaminée, un certain nombre de pathologies sont en rapport avec les organes génitaux.

Les anomalies du frottis sont environ dix fois plus fréquentes chez les femmes séropositives. Ces anomalies n'influent pas sur l'évolution de la maladie VIH mais expliquent probablement l'incidence élevée des cancers invasifs du col utérin, 2 à 3 fois plus élevée que dans la population non contaminée par le VIH. Ce type de cancer constitue, depuis 1993, une pathologie spécifiquement féminine classante sida.

La séropositivité des femmes est vécue de façon plus difficile, dans une plus grande solitude, parfois dans le secret et la honte, surtout lorsque la contamination a été sexuelle. Il y a un " regard des autres " encore plus stigmatisant pour la femme séropositive et son mode de vie en lien avec la contamination. Ce peut être une difficulté supplémentaire pour vivre la séropositivité.

De plus, on peut noter que les professionnels de santé sont insuffisamment informés des particularités de l'infection à VIH chez les femmes.

Les traitements et la recherche

Le fait d'être une femme ou un homme entraîne des différences sur le plan biologique mais aussi dans la manière dont les femmes et les hommes vivent la maladie dans leurs interactions respectives avec le système de santé et dans les facteurs de risque qui menacent leur bien-être.

Si l'efficacité des traitements antirétroviraux est globalement la même chez les femmes et chez les hommes, les effets secondaires sont différents, parfois plus importants chez ces dernières. La stigmatisation entraînée par les modifications corporelles liées aux lipodystrophies est souvent plus difficile à vivre pour les femmes. En effet, fréquemment la prise prolongée des traitements peut amener à une répartition de type masculin des graisses.

Cette atteinte au corps est souvent très mal vécue par les femmes séropositives appelant la ligne Sida Info Service qui déplorent le manque de ressources médicales en ce domaine. D'autres questions spécifiques aux femmes émergent également à travers les appels et ont principalement trait aux interactions particulières entre les antirétroviraux et la contraception, la grossesse ou encore la ménopause.

Les femmes sont toujours sous-représentées dans les essais cliniques et les études sur le VIH, historiquement pour des raisons épidémiologiques. L'efficacité, l'innocuité et la toxicité des traitements sont le plus souvent évaluées sur des sujets de sexes masculins, avec des différences de poids et de masse corporelle évidentes. Le " genre " ne compte pas assez dans les essais sur les traitements et la prise en compte de la différence " homme-femme " est récente dans les études. Les traitements ainsi développés ne sont donc pas toujours parfaitement adaptés aux caractéristiques physiologiques des femmes.

Il est pourtant nécessaire que leurs spécificités soient prises en compte dans la recherche et dans l'octroi des autorisations de mise sur le marché des médicaments pour des traitements mieux adaptés.

retour au sommaire

Séropositivité, désir d'enfant et grossesse

Le désir d'enfant et l'assistance médicale à la procréation

Le fait de se savoir séropositif vis-à-vis du VIH n'éteint pas le désir d'enfant. L'augmentation de l'espérance et de la qualité de vie des personnes séropositives et les progrès médicaux qui réduisent considérablement le risque de transmission du virus de la mère à l'enfant, amènent de plus en plus de couples au désir d'enfant.

Socialement, le désir de maternité se heurte à des représentations souvent hostiles. L'entourage reste souvent dissuasif, ignorant les nouvelles données thérapeutiques. Intimement, le déni et le défi de la maladie interfèrent dans le désir et le vécu de la maternité. Ce qui importe c'est moins le discours social que le crédit qu'on lui accorde qui peut être important selon le vécu de la personne. Pour une femme usagère de drogue, séropositive pour le VIH, et nourrissant un sentiment de culpabilité, le discours social lui signifie un double interdit d'enfanter.

Vouloir un enfant projette directement au cœur de la question du risque :

- le risque de transmission materno-foetale, qui a fortement baissé mais qui est réel

- la contamination éventuelle du partenaire dans les couples sérodiscordants

- la toxicité potentielle à long terme des traitements antirétroviraux pour l'enfant.

De plus, appréhender un risque exprimé en terme de probabilité au sein d'une population, est difficilement concevable à un niveau individuel. L'irrationnel est souvent plus fort que le risque, le désir plus fort que la raison. On observe souvent après l'accouchement une angoisse, comme si l'information que les femmes avaient reçue avant la grossesse, était intégrée à ce moment-là.

La décision d'avoir un enfant relève d'une décision intime pour un couple. Dès lors que l'un des deux partenaires est séropositif, le corps médical va être sollicité et s'associer à différents degrés dans la réflexion et la décision. Dans le contexte de l'infection par le VIH, l'arrêté ministériel du 10 mai 2001 autorise le recours à l'assistance médicale à la procréation (AMP) sous certaines conditions de prise en charge. L'accès des couples à l'AMP est conditionné par le statut immunovirologique du (ou des) partenaire(s) infecté(s). Il existe actuellement en France six centres ayant l'autorisation de prendre en charge des patientes à risque viral.

La femme séropositive enceinte

Au début de l'épidémie, le taux de transmission materno-fœtale était de l'ordre de 20 à 30 % dans les pays occidentaux. En France, le nombre de grossesses menées à terme chez les femmes infectées par le VIH a augmenté de façon importante depuis ces dix dernières années. Un premier tournant avait eu lieu en 1994 avec la démonstration de l'effet préventif de l'AZT diminuant le risque de transmission à moins de 5 %. Puis l'avènement des trithérapies modifiant le pronostic de l'infection à VIH, améliorant l'espérance et la qualité de vie des personnes infectées leur a permis de se projeter dans l'avenir et pour les femmes, de penser à la maternité.

Les problèmes posés par la grossesse chez une femme infectée par le VIH diffèrent considérablement en fonction de sa situation immuno-virologique et de son traitement. La toxicité potentielle des combinaisons d'antiviraux pour le nouveau-né est une question importante dans le choix des traitements pour la mère.

La grossesse chez la femme asymptomatique avec un taux de lymphocytes CD4 conservé et une charge virale basse n'aggrave pas l'évolution de la maladie VIH. Elle peut être, pour certaines femmes, une occasion d'accéder aux soins ou de s'impliquer dans leur santé.

La connaissance des mécanismes et du moment de la transmission de l'infection VIH de la mère à l'enfant a guidé les stratégies thérapeutiques : propositions de dépistage, utilisation des antiviraux en fin de grossesse et modification des pratiques obstétricales. Plusieurs arguments indiquent que la transmission mère-enfant a lieu surtout en fin de grossesse et autour de l'accouchement.

Plusieurs stratégies agissant à des niveaux différents sont utilisées pour limiter la transmission mère-enfant :

- réduction de la charge virale maternelle : antirétroviraux chez la mère à la fin de la grossesse et au moment de l'accouchement

- traitement à la naissance du nouveau-né

- suppression de l'exposition postnatale grâce à l'allaitement artificiel.

retour au sommaire

La femme séropositive enceinte

Grâce aux traitements préventifs, une réduction importante du taux de transmission mère-enfant a été obtenue dans les pays industrialisés, passant ainsi de 20 à 30 % avant les traitements à 1 à 2 % actuellement. Actuellement, près de 1 500 grossesses sont menées à terme chaque année en France par des femmes séropositives dont 60 % sont d'origine africaine.

Le choix d'un traitement antirétroviral chez une femme enceinte se fait en fonction de différents critères :

- diminuer le risque de transmission mère-enfant

- assurer un traitement optimal pour la mère

- prévenir le risque de résistance aux antirétroviraux ultérieurement chez la mère et chez l'enfant

- limiter le risque de toxicité des antirétroviraux pour l'enfant.

Le traitement antirétroviral préventif de la transmission verticale inclut systématiquement dès la naissance, le traitement post-exposition de l'enfant. Au cours de cette phase post-natale, le nourrisson est placé sous AZT pendant 6 semaines.

Dans le cadre du suivi d'un enfant né de mère séropositive connue et prise en charge, des bilans sont effectués à échéances régulières pour déceler aussi précocement que possible une éventuelle infection, dépister d'éventuels effets secondaires à cours ou moyen terme en rapport avec le traitement prophylactique reçu.

De nombreux travaux sont en cours pour mieux comprendre certaines toxicités médicamenteuses et pour mieux utiliser la pharmacopée en préservant l'efficacité et en réduisant les risques potentiels des thérapeutiques antirétrovirales pour l'enfant. L'effet des nouvelles associations thérapeutiques actuellement utilisées n'est pas connu au long cours.

En ce qui concerne le VHC, le risque de transmission à l'enfant existe dans environ 5% des cas. Le niveau de la charge virale dans le sérum peut influencer le risque de transmission verticale et la charge virale pourrait augmenter en fin de grossesse. La co-infection par le VIH accroît la charge virale C et augmente le risque de transmission verticale. De plus, les traitements antiviraux actuellement disponibles sont contre-indiqués au cours de la grossesse et il n'existe pas de prophylaxie post-natale de l'infection chez le bébé.

retour au sommaire

La situation dans les pays en développement

Vulnérabilité

Dans les pays en développement et plus particulièrement en Afrique, les facteurs de vulnérabilité des femmes sont encore plus marqués et se caractérisent par :

- la dépendance économique dans laquelle elles sont maintenues,

- leur niveau de scolarisation inférieur à celui des hommes,

- la difficulté d'imposer, dans une situation d'inégalité des sexes, des moyens de protection des relations sexuelles,

- les violences, les rapports forcés,

- la nécessité vitale dans un certain nombre de situations de recourir à des rapports contre de l'argent, qui les placent en situation de vulnérabilité,

- le manque d'accès à l'information et leur difficulté plus grande d'accès aux structures de soins.

L'accès aux traitements

La situation dans les pays du Sud se caractérise par un faible accès aux traitements et un rapport inégal des sexes avec un rôle prépondérant accordé à l'homme. Dans un accès limité aux traitements, les femmes sont souvent encore plus pénalisées que les hommes car les familles ont tendance à privilégier les malades de sexe masculin.

Les femmes ont un accès plus difficile aux soins étant en règle générale dépendantes économiquement de leur famille ou de leur belle-famille. Quand elles ont un travail, bien souvent, les soins dilapident leurs maigres revenus.

De plus, le sida souligne et aggrave les inégalités dans la division du travail et les responsabilités au sein du foyer. Ce sont en effet, essentiellement les femmes qui assurent la prise en charge des malades dans les ménages.

La grossesse

Dans les pays du Sud, les conditions sanitaires générales du suivi des grossesses aggravent le risque de transmission materno-fœtale qui est plutôt évalué autour de 30 %. De plus la transmission lors de l'allaitement est très importante, les possibilités d'allaitement artificiel étant souvent limitées.

Dans les pays en développement, l'accès au traitement préventif de la transmission materno-foetale pour les femmes séropositives est encore rare mais c'est un axe prioritaire des programmes internationaux d'accès aux traitements.

Si un traitement antirétroviral de courte durée pour la mère et une alimentation de remplacement pour l'enfant sont envisageables car relativement peu coûteux et efficaces, il subsiste de nombreux obstacles. Le premier est éthique : comment traiter une mère avec des antirétroviraux pour réduire la transmission materno-foetale, alors que ces médicaments ne sont pas disponibles pour la traiter sur le long terme, ainsi que son partenaire et éventuellement son enfant ? Les obstacles rencontrés, en particulier économiques, ne doivent pas faire perdre de vue l'urgence de mettre en place une prévention de la transmission materno-fœtale dans les pays du Sud.

L'allaitement artificiel peut présenter de grandes difficultés en termes d'approvisionnement lait/eau bouillie et de conditions d'hygiène. D'autre part, il peut stigmatiser une mère séropositive dans des sociétés où l'allaitement maternel constitue la norme. La transmission par l'allaitement est certaine et responsable du taux de contamination élevé des enfants en Afrique.

retour au sommaire

Le préservatif féminin

Présentation

Proposé pour la première fois par un médecin danois (Lasse Hessel) au milieu des années 80, le préservatif féminin est distribué dans certains pays d'Europe dès 1991 et aux Etats-Unis en 1993. En France, la procédure de commercialisation a débuté en 1991. Depuis le 15 juin 1998, il est légalement autorisé sur le marché français puisqu'il bénéficie de la norme européenne.

C'est un fourreau souple, mais solide, en polyuréthane, un peu plus long qu'un préservatif masculin, mais plus large. Le fourreau comporte un anneau en plastique à chaque extrémité. L'anneau à l'extrémité fermée permet d'insérer le dispositif dans le vagin et de le maintenir en place contre le col de l'utérus. L'anneau à l'extrémité ouverte est légèrement plus large et demeure hors du vagin, recouvrant à la fois la partie génitale externe de la femme et la base du pénis de l'homme.

Les préservatifs féminins sont équipés d'un lubrifiant qui rend l'insertion plus facile et permet des mouvements confortables pendant l'acte sexuel. Ils sont conçus pour une utilisation unique.

Avantages

Le préservatif féminin offre un certain nombre d'avantages par rapport au préservatif masculin. Il donne une certaine autonomie à la femme vis-à-vis de sa protection. En effet, la femme peut le placer, éventuellement sans l'accord de son partenaire, quelques heures avant les rapports sexuels (bien que ce ne soit pas confortable) ou juste avant et il n'est pas nécessaire d'ôter le préservatif féminin immédiatement après l'éjaculation.

Grâce au polyuréthane, il est à la fois solide et durable. Il ne nécessite aucun dispositif particulier de stockage, la matière n'étant pas affectée par les changements de température et l'humidité, contrairement au latex. Il recouvre la plus grande partie des organes génitaux, donc constitue une barrière plus efficace contre les IST.

Il ne serre pas le pénis, ce qui permet de réfuter les réticences masculines relatives aux sensations d'inconfort, comme c'est parfois le cas avec le préservatif masculin. Le polyuréthane transmet mieux la chaleur corporelle que le latex, les sensations sont donc moins diminuées pour les deux partenaires.

Il peut être utilisé par les personnes présentant une allergie au latex.

Inconvénients

Le coût de production du préservatif féminin sera probablement toujours plus élevé que le préservatif masculin, le polyuréthane étant plus cher que le latex et il en faut davantage. Mais le marché actuellement insuffisant accentue la différence.

Sur le plan technique, le préservatif féminin recouvre les organes génitaux externes, ce qui rebute un certain nombre de couples. D'autre part certains utilisateurs se plaignent du bruit pendant les rapports.

En cas d'emploi vigoureux, il lui arrive d'être poussé à l'intérieur du vagin.

En outre, son utilisation est impossible chez les jeunes filles vierges et n'est pas recommandée pour les adolescentes car il nécessite une bonne connaissance de son corps.

Cet outil reste peu exploité et méconnu du fait de son prix relativement élevé. Par ailleurs la publicité est inexistante et il est quasiment absent des pharmacies par défaut de diffuseur en France.

retour au sommaire

Fiabilité et efficacité

De nombreuses études ont été réalisées afin d'analyser la fiabilité et l'efficacité en matière de contraception et de protection contre les IST et le VIH du préservatif féminin.

Les essais réalisés sur les préservatifs féminins indiquent que les fuites de sperme sont moindres qu'avec le préservatif masculin et que le risque de pénétration du sperme dans le vagin en raison du déplacement du préservatif est inférieur d'environ un tiers.

Les résultats d'une étude, réalisée aux Etats-Unis en 1989, comportant un test de résistance à l'eau montrent que le risque de rupture est significativement inférieur à celui du préservatif masculin (p = 0.001). Les auteurs ont calculé également, une probabilité combinée de risque de rupture, de glissement et de dissémination vaginale. Les résultats sont largement en faveur du préservatif féminin, 3,3 % versus 11,5% avec le préservatif masculin.

Une étude de l'ONUSIDA réalisée en 1995, en Thaïlande, indique que la disponibilité des préservatifs féminins peut véritablement réduire les rapports sexuels non protégés chez les prostituées. Certains groupes témoins ont reçu uniquement des préservatifs masculins, alors que les autres avaient à disposition des préservatifs masculins et féminins. Les personnes ayant reçu les deux types de préservatifs ont déclaré avoir eu moins de rapports non protégés et l'incidence des IST contractées au cours de cette période est diminuée d'un tiers par rapport aux groupes témoins.

Si l'on se réfère à une "bonne utilisation", le taux d'échec en matière de contraception est de 2.6% aux Etats-Unis, soit un taux voisin de celui du diaphragme, mais meilleur que celui de l'éponge spermicide.

En 1993, le Morbidity Mortality Weekly Report déplore l'absence d'études cliniques spécialement consacrées à la transmission du VIH et cite une étude du laboratoire Reality TM où 86 femmes ayant utilisé le préservatif féminin de façon correcte et constante, présentent un taux d'échec en contraception à 11% années-femmes.

D'autres comptes-rendus laissent penser que l'utilisation du préservatif féminin n'est pas toujours optimale, que l'anneau interne n'est pas constamment en place ou bouge au moment du rapport, mais aucun n'évoque l'influence des diverses positions.

Acceptabilité

La question de l'acceptabilité, souvent liée au confort, est importante car elle influence la compliance à une bonne utilisation.

En France, une étude a été menée dans un groupe de 27 femmes prostituées (116 préservatifs utilisés). 67 clients ayant utilisé le préservatif féminin ont donné leur avis : 36 marquent une préférence pour le préservatif féminin, 15 pour le préservatif masculin et 16 les trouvent équivalents. Sur 17 femmes ayant donné leur avis, 9 préfèrent le préservatif masculin, 7 le préservatif féminin et 1 les trouve équivalents.

Cette bonne acceptabilité du préservatif féminin est retrouvée dans une étude menée en Angleterre par W. Bounds avec un groupe de 106 femmes recrutées dans un centre de planning familial. 43% des partenaires hommes préfèrent le préservatif féminin et la moitié des femmes n'a pas trouvé son plaisir diminué. Par ailleurs, certaines ont déclaré qu'elles se sentaient rassurées avec un préservatif féminin parce qu'elles savaient que le polyuréthane était plus solide que le latex, et elles craignaient donc moins qu'il ne se déchire.

En revanche, dans une étude menée au Zimbabwe, des prostituées redoutaient que la partie visible du préservatif féminin ne rebute leurs clients.

Une enquête réalisée par l'équipe du Pr Henrion à l'Hôpital Port-Royal à Paris, au début des années 90, montrait que dans les couples sérodiscordants, les femmes étaient en grande majorité très favorables à un usage alternatif du préservatif féminin et préservatif masculin pour alterner la prise en charge de la prévention.

Une enquête à caractère marketing réalisée en Suisse par l'importateur sur un échantillon de 411 personnes donne des résultats assez conformes : 39% l'ont utilisé plus d'une fois, 28% trouvent son emploi facile, 32% difficile. Le but recherché est la contraception dans 23% des cas et la protection des IST ou du VIH pour 40%. Sur les 218 qui veulent continuer à l'utiliser, 91% le feront occasionnellement, 25 % le prévoient comme moyen anticonceptionnel et 75% comme protection.

A Mexico, dans un groupe de 24 femmes prostituées, les réactions initiales, à la présentation du préservatif féminin ont été plutôt négatives. On a insisté sur l'avantage que ce dispositif présentait vis-à-vis des clients réfractaires au préservatif masculin. Aux visites de contrôle, les femmes ont rapporté la satisfaction de leurs clients et le fait que la plupart ne percevaient pas la présence du préservatif féminin. Néanmoins, peu des intéressées ont demandé à être ravitaillées de nouveau.

Toujours à Mexico, dans le cadre d'une étude qualitative sur deux groupes de femmes (30 prostituées et 30 autres), des séances ont été organisées pour parler des IST et du VIH, expliquer l'usage du préservatif féminin et en distribuer. La conclusion est que le machisme étant dominant, la négociation lors des relations sexuelles est pratiquement inexistante, mais dépend du niveau d'éducation et socio-économique et de la dépendance économique de la femme. Les femmes qui utilisaient déjà un préservatif masculin ont montré beaucoup de réticence à passer au préservatif féminin et les prostituées ne l'ont pas utilisé.

Une étude sur 18 femmes afro-américaines, à la Nouvelle Orléans, visait à estimer non seulement l'acceptabilité du préservatif féminin mais également les connaissances, attitudes et comportement, par le biais d'une série de discussions de groupes. Certaines craintes initiales se sont révélées quant à l'usage du préservatif féminin, mais les femmes ont souhaité en continuer l'emploi, le préférant au préservatif masculin.

Dans une vaste étude portant sur près de 600 femmes des zones urbaines et rurales en Afrique du Sud, 84% des femmes ont affirmé qu'elles emploieraient dorénavant le préservatif féminin, 47% d'entre elles ont déclaré que leurs partenaires l'appréciaient ou n'avaient pas de difficultés à son égard.

retour au sommaire

Bibliographie

Les références bibliographiques sont classées, dans chaque partie, par ordre alphabétique d’auteur physique ou moral. Tous les documents référencés sont disponibles et consultables dans les deux centres de documentation du CRIPS Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Epidemiologie

CAZEIN F, LOT F, PILLONEL J, et al.
Surveillance de l'infection à VIH et du sida en France. Situation au 31 mars 2004
Saint-Maurice : Institut de Veille Sanitaire, 2004, 4 p.

INSTITUT DE VEILLE SANITAIRE
HIV/AIDS surveillance in Europe : end-year report 2004
Saint-Maurice : Institut de Veille Sanitaire, 2005, 68 p.

LOT F
Epidémiologie : situation actuelle et tendances
in : VIH : Edition 2004
Rueil-Malmaison : Doin, 2004, pp. 39-51

INSTITUT DE VEILLE SANITAIRE
Les femmes et le VIH : situation épidémiologique
Saint-Maurice : Institut de Veille Sanitaire, 2005, 37 p.

INSTITUT DE VEILLE SANITAIRE
Premiers résultats du nouveau dispositif de surveillance de l'infection à VIH et situation du sida au 30 septembre 2003
BEH (Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire), 2004, n°24-25, pp. 102-110

INSTITUT DE VEILLE SANITAIRE
Surveillance du VIH/sida en France : rapport n° 2, données au 31 mars 2004
Saint-Maurice : InVS, 2005, 27 p.

ONUSIDA
Les femmes et le SIDA
in : Le point sur l'épidémie de SIDA : décembre 2004
Genève : ONUSIDA, 2004, pp. 7-18

retour au sommaire

Facteurs de vulnérabilité

SSEMBLEE NATIONALE, GROUPE D'ETUDES SUR LE SIDA
Sida : les femmes en danger !
Numéro spécial : Lettre sur le sida, 2004, n°2, 4 p.

CRIPS (Centre Régional d'Information et de Prévention du Sida) Ile-de-France
Femmes migrantes et VIH/sida dans le monde, une approche anthropologique : 57ème rencontre du CRIPS Ile-de-France
Lettre du CRIPS Ile-de-France, 2005, n°74, 6 p.

DIRECTION GENERALE DE LA SANTE, CENTRE EUROPEEN POUR LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE DU SIDA, SIDA INFO SERVICE
Femmes et infection à VIH en Europe : actes du colloque, 14-15 novembre 1997, à Paris
Vanves : Comité Français d'Education pour la Santé, 1999, 331 p.

DESTOMBES C
Sida grande cause nationale 2005 : mars, le mois des femmes
Le Journal du Sida, 2005, n°176, pp. 22-23

LAMBERT S
Les femmes face au VIH/sida : vulnérables mais pas victimes
Interdépendances, 2005, n°57, pp.17-19

MBOUSSOU F F, MAKAYA J, BIKANDOU B, et al.
Fidélité conjugale et vulnérabilité de la femme au VIH
TranscriptaseS, 2004, n°117, pp.27-30

ONUSIDA
Femmes et SIDA : un problème qui s'aggrave (aide-mémoire)
Genève : ONUSIDA, 2004, 2 p.

ONUSIDA, UNITED NATIONS POPULATION FUND, UNITED NATIONS DEVELOPMENT FUND FOR WOMEN
Les femmes et le VIH/sida : faire face à la crise (résumé analytique)
New-York : United Nations Development Fund For Women, 2004, 4 p.

WELFFENS-EKRA C, DESGREES DU LOU A, LEROY V, DABIS F
L'inégalité homme-femme face au sida
in : Le sida au féminin
Vélizy : Doin, 2001, pp. 13-28

ONUSIDA
Le nombre de femmes vivant avec le VIH augmente dans chacune des régions du monde
Genève : ONUSIDA, 2004, 3 p.

retour au sommaire

Vivre avec la maladie

ACT UP-PARIS
Atout cœur
Protocoles, 2004, n°35, pp. 12-17

ACT UP-PARIS
Berlin, Conférence européenne d'hépatologie : co-infection ou l'importance d'une prise en charge VIH
Protocoles, 2004, n°33, pp. 9-13

ACT UP-PARIS, AIDES, MOUVEMENT FRANÇAIS POUR LE PLANNING FAMILIAL, SIDA INFO SERVICE, LE KIOSQUE INFO SIDA
Le vécu de la maladie, les traitements et les effets indésirables
in : Femmes et sida : états généraux, 7 mars 2004
Paris : AIDES, 2004, pp. 24-43

AHDIEH-GRANT L, TARWATER PM, SCHNEIDER MF, et al.
Factors and temporal trends associated with highly active antiretroviral therapy discontinuation in the Women's Interagency HIV Study
J Acquir Immune Defic Syndr., 2005, vol. 38, n°4, pp.500-503

AIDES
AIDES et toi : résultats de l'enquête 2004
Paris : AIDES, 2005, 4 p.

AIDES SUISSE CONTRE LE SIDA
Le sida au féminin : comment se sentent-elles face au VIH/sida (dossier d'information)
Zurich : Aides Suisse contre le sida, 2004, 19 p.

ANASTOS K, SCHNEIDER M F, GANGE S J, et al.
The association of race, sociodemographic, and behavioral characteristics with response to highly active antiretroviral therapy in women
J Acquir Immune Defic Syndr., 2005, vol. 39, n°5, pp. 537-544

DELFRAISSY J-F, dir.
Femmes et VIH
in : Prise en charge thérapeutique des personnes infectées par le VIH
Paris : Flammarion Médecine-Sciences, 2002, pp. 263-275

GAHAGAN J, LOPPIE C
Les femmes et les traitements antirétroviraux : perspectives théoriques et enjeux psychosociaux
in : Les traitements antirétroviraux : expériences et défis
Sainte-Foy : Presses de l'Université du Québec, 2004, pp. 7-34

GHOSN J
Toxicité et complications liées au traitement
in : VIH et sida : prise en charge et suivi du patient
Paris : Masson, 2004, pp. 96-108

HEARD I
Où sont les femmes ?
Transcriptase, 2002, n°100, pp. 36,49

KUYPER L M, WOOD E, MONTANER J S G, et al.
Gender differences in HIV-1 RNA rebound attributed to incomplete antiretroviral adherence among HIV-infected patients in a population-based cohort
J Acquir Immune Defic Syndr., 2004, vol. 37, n°4, pp. 1470-1476

LEWDEN C
Séropositivité, HAART et mortalité
TranscriptaseS, 2005, n°119, pp. 2-4

NICASTRI E, ANGELETTI C, PALMISANO L, et al.
Gender differences in clinical progression of HIV-1-infected individuals during long-term highly active antiretroviral therapy
AIDS, 2005, vol. 19, n°6, pp. 577-583

PIERRET T, LECLERC C
Papillomavirus et VIH : quelles conséquences ?
Transversal, 2005, n°24, pp.25-29

RAYESS E
Deux sexes, deux mesures
InfoTraitements, 2003, n°112, pp. 1-4

SIDA INFO SERVICE
Sida Info Service à l'écoute des femmes
Paris : Sida Info Service, 2005, 6 p.

SILVERBERG MJ, GORE ME, FRENCH AL, et al.
Prevalence of clinical symptoms associated with highly active antiretroviral therapy in the Women's Interagency HIV Study
Clin Infect Dis., 2004, vol. 39, n°5, pp. 717-724

TESSIER B
Les femmes prennent la parole
InfoTraitements, 2004, n°130, pp. 2-8

VERGNOUX O
De Chicago à Varsovie
InfoTraitements, 2004, n°121, pp. 2-4

retour au sommaire

Séropositivité, désir d'enfant et grossesse

Séropositivité et désir d'enfant

Arrêté du 10 mai 2001 modifiant l'arrêté du 12 janvier 1999 relatif aux règles de bonnes pratiques cliniques et biologiques en assistance médicale à la procréation
Journal Officiel de la République Française, lois et décrets, 2001, n°112, pp. 7735-7736

BERREBI A, AYOUBI J, NOWAKOWSKA D, et al.
Désir de grossesse lorsque la femme est séropositive et son partenaire séropositif ou séronégatif
in : Le sida au féminin
Vélizy : Doin, 2001, pp. 139-148

BONNARD P
Coinfection VIH et hépatites : un états des lieux
TranscriptaseS, 2005, n°120, pp. 21-27

BUJAN L, DAUDIN M, PASQUIER C, BERREBI A
Désir de grossesse lorsque la femme est séronégative et son partenaire infecté par le VIH
in : Le sida au féminin
Vélizy : Doin, 2001, pp. 149-159

COMITE CONSULTATIF NATIONAL D'ETHIQUE POUR LES SCIENCES DE LA VIE ET DE LA SANTE
L'assistance médicale à la procréation chez les couples présentant un risque de transmission virale : réflexions sur les responsabilités
Paris : CCNE, 2001, 5 p.

CONSEIL NATIONAL DU SIDA
Les enjeux éthiques de l'accompagnement médical des couples présentant un risque viral identifié et désirant un enfant : avis adopté sur proposition de la Commission Aspects médicaux lors de la séance plénière du 4 décembre 2001
Paris : CNS, 2001, 8 p.

DELFRAISSY J-F, dir.
Désir d'enfant et assistance médicale à la procréation
in : Prise en charge thérapeutique des personnes infectées par le VIH
Paris : Flammarion Médecine-Sciences, 2004, pp. 207-222

DOLLFUS C
Enfant infecté par le VIH
in : VIH et sida : prise en charge et suivi du patient
Paris : Masson, 2004, pp. 123-137

FIRTION G, TROCME N, BRIVAL M-L
VIH, les enfants aussi
Paris : ACT-UP, 2005, 37 p.

FOISSACE A
Désir d'enfant et séropositivité : à l'heure de l'assistance médicale à la procréation
Le journal de la démocratie sanitaire, 2004, n°167, pp. 24-27

MASCARELLO M
Un enfant malgré le VIH
Transversal : journal des acteurs de la lutte contre le sida, 2003, n°17, pp. 31-34

PHALIP-LE BESNERAIS J, KHUONG-JOSSES M-A
Femmes enceintes séropositives au VIH : quand les femmes gardent le secret
Le Journal du Sida, 2005, n°176, pp. 24-26

PRESTEL T
Désirer un enfant quand on est séropositif
Remaides, 2004, n°52, pp. 22-25

retour au sommaire

Prise en charge, grossesse et enfant

BELLON CANO J M, SANCHEZ-RAMON S, CIRIA L, et al.
The effect on infants of potent antiretroviral therapy during pregnancy: a report from Spain
Med Sci Monit, 2004, vol. 10, n°5, pp. CR179-184

COOVADIA H
Antiretroviral agents - how best to protect infants from HIV and save their mothers from AIDS
New England Journal of Medicine, 2004, vol. 351, n°3, pp. 289-292

DELFRAISSY J-F, dir.
Grossesse
in : Prise en charge thérapeutique des personnes infectées par le VIH
Paris : Flammarion Médecine-Sciences, 2004, pp. 185-206

GILL C J, SABIN L L, THAM J, HAMER D H
Reconsidering empirical cotrimoxazole prophylaxis for infants exposed to HIV infection
Bulletin of the World Health Organization, 2004, vol. 82, n°4, pp. 290-298

LALLERMANT M, JOURDAIN G, LE CŒUR S, et al.
Single-dose perinatal nevirapine plus standard zidovudine to prevent mother-to-child transmission of HIV-1 in Thailand
New England Journal of Medicine, 2004, vol. 351, n°3, pp. 217-228

LAMBERT J S, HARRIS D R, STIEHM E R, et al.
Performance characteristics oh HIV-1 culture and HIV-1 DNA and RNA amplification assays for early diagnosis of perinatal HIV-1 infection
J Acquir Immune Defic Syndr, 2003, vol. 34, n°5, pp. 512-519

MANDELBROT L, TUBIANA R, MATHERON S
Grossesse et infection par le VIH
in : VIH : Edition 2004
Rueil-Malmaison : Doin, 2004, pp. 441-457

MARTINES J, HENDERSON P
Feeding the infants of HIV-infected mothers
Bulletin of the World Health Organization, 2004, vol. 82, n°3, pp. 161-162

MORRIS A B, DOBLES A R, CU-UVIN S, et al.
Protease inhibitor use in 223 pregnancies
J Acquir Immune Defic Syndr, 2005, vol. 40, n°1, pp. 30-33

NESHEIM S, PALUMBO P, SULLIVAN K, et al.
Quantitative RNA testing for diagnosis of HIV-infected infants
J Acquir Immune Defic Syndr, 2003, vol. 32, n°2, pp. 192-195

PATEL D, THORNE C, FIORE S, NEWELL M-L
Does highly active antiretroviral therapy increase the risk of congenital abnormalities in HIV-Infected women?
J Acquir Immune Defic Syndr, 2005, vol. 40, n°1, pp. 116-118

REISLER R B, THEA D M, PLINER V, et al.
Early detection of reverse transcriptase activity in plasma of neonates infected with HIV-1: a comparative analysis with RNA-based and DNA-based testing using polymerase chain reaction
J Acquir Immune Defic Syndr, 2001, vol. 26, n°1, pp. 93-102

ROUDOT-THORAVAL F
Hépatite C chez la femme enceinte
in : Hépatite C
Paris : EDK, 2004, pp. 419-429

SCHACKMAN B R, ONEDA K, GOLDIE S J
The cost-effectiveness of elective caesarean delivery to prevent hepatitis C transmission in HIV-coinfected women
AIDS, 2004, vol. 18, n°13, pp. 1827-1834

STEININGER C, KUNDI M, JATZKO G, et al.
Increased risk of mother-to-infant transmission of hepatitis C virus by intrapartum infantile exposure to maternal blood
Journal of Infectious Diseases, vol.187, n°3, pp. 345-351

retour au sommaire

La situation dans les pays en développement

Transmission mère-enfant
Transcriptase, 2000, n° spécial, n°81, 71 p.

COCU M, THORNE C, MATUSA R, et al.
Mother-to-child transmission of HIV infection in Romania: results from an education and prevention programme
AIDS CARE, 2005, vol. 17, n°1, pp. 76-84

DABIS F, LEROY V
Prévention de la transmission mère-enfant du VIH en Afrique
in : VIH : Edition 2004
Rueil-Malmaison : Doin, 2004, pp. 521-527

MEDLEY A, GACIA-MORENO C, MCGILL S, MAMAN S
Rates, barriers and outcomes of HIV serostatus disclosure among women in developing countries: implications for prevention of mother-to-child transmission programmes
Bulletin of the World Health Organization, 2004, vol. 82, n°4, pp. 299-307

MOUVEMENT FRANÇAIS POUR LE PLANNING FAMILIAL
Femmes sida et développement
Numéro spécial : Femmes & VIH, 2003, n°2, 4 p.

NEWELL M-J, COAVADIA H, CORTINA-BORJA M, et al.
Mortality of infected and uninfected infants born to HIV- infected mothers in Africa: a pooled analysis
The Lancet, 2004, vol. 364, n°9441, pp. 1236-1243

OJIKUTU B O, STONE V E
Women, Inequality, and the Burden of HIV
The New England Journal of Medicine, 2005, vol. 352, n°7, pp. 649-652

ONUSIDA
Les femmes et le SIDA
in : Le point sur l'épidémie de SIDA : décembre 2004
Genève : ONUSIDA, 2004, pp. 7-18

ONUSIDA
Le nombre de femmes vivant avec le VIH augmente dans chacune des régions du monde
Genève : ONUSIDA, 2004, 3 p.

ONUSIDA, UNITED NATIONS POPULATION FUND, UNITED NATIONS DEVELOPMENT FUND FOR WOMEN
Les femmes et le VIH/sida : faire face à la crise (résumé analytique)
New-York : United Nations Development Fund For Women, 2004, 4 p.

PAPATHAKIS P C, ROLLINS N C
Are WHO/UNAIDS/UNICEF-recommended replacement milks for infants of HIV-infected mothers appropriate in the South African context?
Bulletin of the World Health Organization, 2004, vol. 82, n°3, pp. 164-171

RABKIN M, ELSADR W M
Sauver des mères, sauver des familles : l'initiative PTME-plus
Genève : OMS, 2004, 13 p.

SINT T T, DABIS F, KAMENGA C, SHAFFER N, DE ZOYSA I F
Should nevirapine be used to prevent mother-to-child transmission of HIV among women of unknown serostatus?
Bulletin of the World Health Organization, 2005, vol. 83, n°3, pp. 224-229

retour au sommaire

Le préservatif féminin

Barrier protection against HIV infection and other sexually transmitted diseases
MMWR, 1993, n°30, pp. 589-591

AHOUANTO M, SOUYRIS A
Prévention féminine
Le Journal du Sida, 1996, n°85, p. 15

BOUNDS W, GUILLEBAUD J, NEWMAN G B
Female condom: a clinical study of its use, effectiveness and patient acceptability
The British Journal of Family Planning, 1992, n°18, pp. 36-41

DENIAUD F, SALMON A-M, PORCHER R, et al.
Pose et utilisation du préservatif féminin : résultats d'une étude menée entre 1999 et 2001 en centres MST et en CDAG à Paris
BEH (Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire), 2004, n°11, pp. 41-44

DE VINCENZI I, SERRE A, EL-AMRI M, BRAGGIOTTI L
Le préservatif féminin : un essai d'acceptabilité réalisé par un groupe de femmes prostituées à Paris
BEH (Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire), 1994, n°7, p. 33

GEROFI J
Le point sur le préservatif féminin
TranscriptaseS, 2004, n°116, pp. 11-14

HEARD M
Pose et utilisation du préservatif féminin
TranscriptaseS, 2004, n°116, pp. 14-15

HERNANDEZ G, DE CASO L E, ORTIZ V, URIBE P, DEL RIO C
The empowerment of women and the female condom in Mexico
HIV-Infect. Women Conf., 1995, p. P84

LANDMAN R
L'allergie au latex
Le Journal du Sida, 1994, n°63, p. 17

LEEPER M A, CONRARDY M, HENDERSON J
Evaluation on the WPC 333 female condom barriers
Int. Conf. Aids, 1989, n°5, p. 749

ONUSIDA
Préservatif féminin et sida : point de vue ONUSIDA
Genève : ONUSIDA, 1997, 7 p.

ORTIZ V, KAUFMAN J, URIBE P, DE CASO L E, HERNADEZ-AVILA M
The acceptability of female condoms among commercial sex workers in Mexico City
Int. Conf. Aids 1992, n°8, p. D496

REBOULOT B
Le préservatif au féminin
Transcriptase, 1998, n°69, pp. 8-10

SHERVINGTON D O
The acceptability of the female condom among low-income African American women
J. Nat. Med. Assoc., 1993, n°85, pp. 341-347

TAERON C
Le préservatif féminin, pourfendeur d'une "barrière psychologique"
Le Journal de la Démocratie sanitaire, 2002, n°146, pp. 21-23

THIERY D
Préservatif féminin
Remaides, 2004, n°51, pp. 16-19

TRUSSEL J, STURGEON K, STRICKLER J, DOMINIK R
Comparative contraceptive efficacy of the female condom and other barrier methods
Fam. Plann. Perspect., 1994, n°26, pp. 66-72

ZUFFEREY M-M
Que penser du préservatif féminin ?
Méd. et Hyg., 1992, n°50, pp. 1285-1289

retour au sommaire

Outils et supports de prévention

INPES
Le mode d'emploi du préservatif féminin
Paris : INPES, 2003, dépliant
Existe en Français, Anglais et Russe

FAURE L, JULIEN A
Pour une prévention au féminin
Paris : Quatre à Quatre, 1997, Vidéo, 26 min.

FAURE L, JULIEN A
Une contamination secrète
Paris : Quatre à Quatre, 1997, Vidéo, 57 min.

FAURE L, JULIEN A
Une prévention au féminin, enfin !
Paris : Quatre à Quatre, 1999, Vidéo, 21 min.

LAUBY C
L'amour en questions
Paris : INPES, 2001, brochure, 23 p.

MAYVAL, FEDERATION IFAE (Initiative des Femmes Africaines de France et d'Europe), AFRIQUE AVENIR, CRIPS Ile-de-France
Les Aventure de Maïmouna
Paris : INPES, 2003, bande dessinée, 27 p.
Existe en Français, Russe, Arabe et Créole

SIDA INFO SERVICE?
"J'ai mon préservatif à moi"
Paris : Sida Info Service, 2005, mallette pédagogique

retour au sommaire

Pour nous écrire