Dossier de synthèse documentaire et bibliographique
septembre 2005
Epidémiologie
retraitLes déclarations de cas de sida
retraitLes déclarations de nouvelles séropositivités
Les facteurs de vulnérabilité
retraitPrécarité et isolement
retraitAccès à l'information et à la prévention
retraitDépistage tardif
retraitFéminisation de l'épidémie
Culture, culturalisme et religion
Accès aux soins et législation
retraitLes droits des étrangers dans l'administration française
retraitL'Aide Médicale d'Etat
retraitL'expulsion du territoire français
retraitL'accès aux soins
Bibliographie
retraitIntroduction
retraitEpidémiologie
retraitLes facteurs de vulnérabilité
retraitL'accès aux soins, législation, recommandations
retraitPrévention
retraitactions spécifiques
retraitOutils et supports de prévention
retraitQuelsques sites internet
Introduction
Migrants, étrangers, immigrés, minorités précaires De quelque manière qu'on les nomme, ces personnes, originaires le plus souvent d'Afrique, constituent une partie croissante des nouveaux cas d'infection à VIH diagnostiqués et pris en charge en Europe, et par conséquent en France.
D'une manière générale, le terme de migrant renvoie au déplacement d'une population d'une région à une autre. Ainsi, il ne préjuge en rien :
- Des raisons profondes de la migration : améliorer ses conditions de vie et celles de sa famille, fuir la persécution, se soigner- Du type de migration : saisonnier ou durable, familial ou non, demande d'asile
En France, l'INSEE définie la catégorie " immigrés " comme étant " l'ensemble des personnes nées étrangères à l'étranger et résidant en France, quelle que soit leur nationalité actuelle ", la catégorie " étranger " regroupant les personnes " ne disposant pas de la nationalité française " [3] Ainsi, le terme migrant renvoie à l'ensemble de la population immigrée, que les personnes aient acquis la nationalité française ou non depuis leur entrée sur le territoire.
Toutefois, dans les différents dispositifs de surveillance de l'épidémie, les critères pris en compte concernant l'origine des personnes ne sont pas les mêmes.
Dans le système de déclaration obligatoire de sida (DO), seule la catégorie " nationalité " a été recueillie dès sa mise en place. Ceci s'explique par le fait que dès le début de l'épidémie on a constaté que la population étrangère était plus fortement touchée que la population française, ce qui laissait déjà supposer une vulnérabilité spécifique de ce public. La notion d'origine est toutefois laissée à l'appréciation du médecin déclarant. " Dans ce dispositif d'enregistrement elle garde sa qualité de présomption, même si son champs d'application est élargi à l'ensemble des populations quelque soit leur provenance ". Les procédures de surveillance du VIH prennent elles en considération le lieu de naissance des individus. Enfin, sur les fiches de notification obligatoire de l'infection à VIH le médecin déclarant doit renseigner le pays de naissance et la nationalité des personnes concernées.
Concernant la place de la population migrante dans l'histoire de l'infection à VIH/sida en France, un constat s'impose : pendant 20 ans l'immigration a été " le point aveugle des politiques françaises de lutte contre le sida, comme, du reste, des programmes scientifiques sur le sida " (FASSIN D) Ainsi, pendant les deux premières décennies de l'épidémie, la population immigrée a été totalement occultée des études sur le VIH, des politiques de prévention. La raison principalement invoquée était le risque de stigmatiser une population étrangère " toujours suspecte d'importer les épidémies " (FASSIN D)[1]
Ce n'est que 20 ans après le début de l'épidémie que des chiffres ont été publiés et des enquêtes menées sur le lien entre sida et immigration, prémices d'une réflexion sur " la direction à donner à l'action publique " En avril 1999, l'Institut national de Veille Sanitaire publie pour la première fois un rapport sur la " Situation du sida dans la population étrangère domiciliée en France ", qui marque une rupture avec les années précédentes :
- Il permet la diffusion d'informations jusqu'alors cachées, leur faisant perdre leur caractère polémique,- Il place le lien entre immigration et sida sur un autre plan : le problème n'est plus d'évaluer le risque de contagion des français par des immigrés fortement infectés, mais au contraire le lourd tribut payé par ces derniers à la maladie, à cause notamment d'un plus grand retard au dépistage et de difficultés d'accès aux traitements.
Les populations migrantes passent alors du statut de " vecteur potentiel de l'épidémie à celui de victime ". Le lien entre sida et immigration est désormais abordé sous l'angle des inégalités.
En 20 ans, l'évolution des connaissances sur le VIH, les avancées dans les traitements, les mouvements de mobilisation ont fait évoluer la situation et la représentation du sida. Dans le même temps, la place de la population migrante dans la société française a beaucoup changé, que ce soit au niveau des politiques mises en place pour mieux la contrôler, des représentations dont elle fait l'objet ou encore la prise de conscience de ce qu'elle vit réellement [3]
Face à la croissance alarmante des nouveaux diagnostics de l'infection parmi la population migrante en France de nombreuses questions se posent : quelle interprétation doit-on donner à ce phénomène ? Quel accès à l'information, à la prévention et aux soins est offert aux migrants ? Existe-t-il réellement une spécificité de l'infection à VIH chez cette population ? Si oui, quelle est-elle et que pouvons-nous faire pour la combattre ?
Epidémiologie
La part croissante des migrants dans l'épidémiologie de l'infection à VIH reflète la dynamique de l'épidémie dans les pays d'origine des personnes migrantes. Ainsi, dans un certain nombre de pays d'Afrique Subsaharienne les taux de prévalence atteignent 1/10ème à ¼ de la population adulte. Le fait qu'une personne originaire d'un de ces pays et immigrée en France soit infectée est souvent simplement le résultat statistique de ce constat. Il n'y a pas forcément de lien de causalité entre la séropositivité de la personne et sa présence en France.[1] Une étude de l'InVS menée en 2002 sur le " Parcours socio-médical des personnes originaires d'Afrique Subsaharienne atteintes par le VIH, prises en charge dans les hôpitaux d'Ile-de-France, 2002 " [4] vient renforcer ce constat. Elle montre en effet que seulement 10% des migrants originaires d'Afrique subsaharienne sont venus en France pour des raisons médicales. Parmi eux, 95% de ces personnes connaissaient leur séropositivité. Celles qui ont émigré pour d'autres raisons n'ont découvert leur séropositivité que tardivement.
Les déclarations de cas de sida
Fin 2003, l'InVS estime à 57990 les cas de sida déclaré chez les adultes domiciliés en France. Parmi eux 18%, soit 10324 cas de sida, concernent des personnes de nationalité étrangères, alors qu'en France les étrangers représentent 6 à 7% de la population. De plus on constate une sur-représentation des étrangers qui constituent 41% des nouveaux cas de sida déclarés en 2003.

On peut également observer que les progrès thérapeutiques n'ont pas profité à tous de la même manière, l'arrivée des trithérapies n'ayant pas entraîné de diminution des nouveaux cas de sida dans la population étrangère comme c'est le cas pour les patients de nationalité française.

En 2003/2004 , les femmes originaires d'Afrique subsaharienne représentaient 42% des nouveaux cas de sida chez les femmes, contre 16% chez les hommes. Par contre, on remarque que les personnes originaires d'un pays du Maghreb représentent seulement 2% des nouveaux diagnostics de sida (1% des hommes et 2% des femmes), alors qu'ils constituent environ 30% de la totalité des immigrés.
Les vulnérabilités spécifiques aux étrangers impliquent qu'en plus d'être sur-représentés parmi les cas de sida, ils sont également plus nombreux à découvrir leur séropositivité tardivement : 60% contre 42% des français. On observe enfin que la méconnaissance de la séropositivité au moment du diagnostic de sida est plus élevée chez les personnes d'Afrique subsaharienne (65%) que chez les personnes de nationalité française (39%). Par contre, la non-prise d'un traitement antirétroviral bien que la séropositivité soit connue concerne dans la même mesure les personnes françaises que les personnes d'Afrique subsaharienne (47%) [5] [6], de même qu'une fois la démarche de prise en charge enclenchée, on constate que l'observance au traitement et le suivi médical sont comparables pour les personnes d'Afrique subsaharienne et pour la population française.
Les déclarations de nouvelles séropositivités
Depuis mars 2003, la mise en place d'un nouvel outil de surveillance, la déclaration obligatoire de séropositivité, permet d'avoir un reflet plus précis de l'épidémie et de mieux caractériser les patients.
Ainsi, au 31 mars 2004 l'InVS estimait le nombre de nouveaux diagnostics VIH à 6000 par an, dont 32% d'infections récentes (remontant à moins de 6 mois) Ces chiffres tiennent compte de l'importante sous-déclaration estimée à environ 35% à partir des données du réseau de laboratoires et de l'ensemble des fiches de déclaration reçues à l'InVS.
Les nouveaux diagnostics d'infection à VIH déclarés en 2003/20041, confirment la féminisation de l'épidémie pressentie avec les nouveaux cas de sida (29% de femmes). En effet, près de la moitié des nouvelles déclarations de séropositivité concernent des femmes (43%), majoritairement contaminées lors de rapports hétérosexuels (80%), parmi lesquelles 51% ont la nationalité d'un pays d'Afrique subsaharienne, contre 21% des hommes.
En ce qui concerne les migrants de nationalité maghrébine, ils ne représentent que 2% des nouvelles déclaration de séropositivité, une sous représentation qui laisse supposer une sous déclaration des nouvelles séropositivités parmi cette population.
Les facteurs de vulnérabilité
Les résultats de l'enquête ANRS-VESPA montrent que les immigrés atteints par le VIH sont plus souvent logés dans des conditions précaires : 15% des hommes et 23% des femmes d'origine étrangère vivent chez des amis, dans un foyer ou sont sans domicile fixe. Les femmes immigrées infectées par le VIH sont plus nombreuses à vivre seules avec des enfants (75%) que les femmes françaises (22%). De plus, l'annonce de la séropositivité entraîne pour la personne atteinte le risque d'être exclue du cercle familial, professionnel et social.
En ce qui concerne les hommes, beaucoup sont venus en France pour travailler en laissant leur famille au pays. Ils se retrouvent donc souvent seuls, et risquent d'être confrontés à une réelle misère affective et sexuelle, qui peut les pousser à avoir recours aux services de prostituées. [11]
Enfin, le statut d'irrégulier est un facteur fragilisant car ils vivent dans la peur d'être expulsés du territoire. Ils ne peuvent pas travailler légalement, ni prétendre aux prestations auxquelles peuvent avoir droit les étrangers en situation régulière.
Accès à l'information et à la prévention
Afin de mieux connaître les populations migrantes, et dans le but de leur proposer par la suite une information mieux adaptée, l'INPES a lancé une " Etude qualitative exploratoire sur les modes et les sources d'information des migrants issus des pays d'Afrique subsaharienne, du Maghreb, d'Asie du Sud/Sud-Est, d'Europe de l'Est concernant le VIH/sida ", menée par l'Institut Sorgem en 2002.
Les résultats montrent une méconnaissance des modes de contamination, une difficulté à comprendre " la période asymptomatique de séropositivité ", et un manque d'information concernant l'existence de traitements, la plupart du temps totalement inconnus. De plus, nombre de migrants n'ont pas connaissance des organismes et structures auprès desquels ils peuvent trouver de l'information, et n'ont pas accès aux actions qui se déroulent rarement dans les lieux qu'ils fréquentent traditionnellement.
L'illettrisme constitue également un obstacle majeur dans l'accès à l'information. Certains migrants n'ont pas accès à l'écrit, ou maîtrisent mal le français. Il existe des brochures et des documents dans des langues étrangères ou bilingues, mais certaines langues parlées par de nombreux migrants ne sont pas prises en compte (swahili en Afrique).
Les programmes de prévention ont du mal à cibler les nombreux " sans papiers ", car ils sont invisibles pour les associations et les services sociaux. .
Enfin, les migrants ne se reconnaissent pas forcément dans les campagnes de prévention élaborées au niveau national. Pour remédier à cela, l'INPES a lancé en décembre 2002 une campagne d'incitation au dépistage élaborée, pour la première fois, spécifiquement à destination des migrants. Trois spots s'adressant à cette population ont ainsi été diffusésà la télévision pendant tout le mois.
En plus d'être sur représentées parmi les cas de sida, les personnes de nationalité étrangère découvrent leur séropositivité plus tardivement que les français (60% versus 42%). Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène :
- Le manque d'information et d'accès au dépistage. En effet une enquête menée par l'INPES et l'Institut Sorgem en 2002 auprès de populations primo-migrantes originaires du Maghreb et d'Afrique subsaharienne [7] montre que de nombreux aspects du dépistage restent mal connus :Alors qu'au début l'épidémie VIH touchait principalement les hommes, les femmes représentent aujourd'hui quasiment une nouvelle contamination sur deux (42% des nouveaux cas de séropositivité en 2003) [9]- Le délai de réalisation du test de dépistage après une prise de risque- L'existence de traitements prophylactiques
- Le délai d'attente des résultats
- L'existence de centres de dépistage
- " L'image dévalorisante et culpabilisante de la maladie liée à l'idée de la faute morale et à la crainte de l'exclusion " [7] [8]
- La mise à distance du risque et de la maladie, qui concernerait principalement les personnes " ayant des pratiques sexuelles contraire à une culture traditionnelle ou ayant une vie "aux murs dissolues" ". Cette vision constitue un obstacle à l'adoption de comportements préventifs. [7]
- La " cherté et l'absence d'anonymat supposées, l'invisibilité de la maladie à ses débuts " [7] [8] apparaissent également parfois comme des freins au dépistage.
- Le délai entre la contamination et l'arrivée en France.
Cette féminisation de l'épidémie, particulièrement marquée dans la population originaire d'Afrique subsaharienne (51% des nouvelles contaminations féminines), peut s'expliquer par plusieurs facteurs :
- Déni de la réalité : le discours habituel invite les femmes à prendre en main leur prévention, à exiger le port du préservatif, sans tenir compte du " poids d'un schéma socioculturel de domination masculine " souvent très présent dans les populations migrantes. Ainsi une femme qui saurait que son conjoint a des rapports sexuels avec d'autres partenaires serait quasiment dans l'impossibilité de lui demander de se protéger ou de se faire dépister. [1]- Vulnérabilité spécifique des femmes migrantes qui cumulent souvent les facteurs fragilisants : parfois sans travail et/ou sans papiers, elles ne maîtrisent pas toujours la langue française ou sont quelques fois analphabètes, ce qui les rend socialement et économiquement totalement dépendantes de leur mari ou des personnes qui les accueillent. Par conséquent, pour ne pas risquer d'être rejetées de leur foyer et/ou de leur communauté, et de se retrouver dans une situation de grande précarité, les femmes migrantes atteintes par le VIH sont souvent contraintes à cacher leur séropositivité ou leur sida, ce qui entraîne en plus des difficultés d'observance au traitement.
- Manque d'accès à l'information, notamment à cause de la barrière de la langue, de l'absence de contact avec l'extérieur et parfois de leur mauvaise intégration à la société française.
Culture, culturalisme et religion
La culture
Le rôle de la culture des personnes sur l'épidémie de sida soulève des interrogations parmi les chercheurs, acteurs politiques et associatifs, qu'elle soit pensée comme " un facteur favorisant la diffusion du VIH, ou permettant, au contraire, d'en contenir les effets. " (VIDAL l.) [1] On constate également que cette question se pose systématiquement lorsque l'on parle de personnes vivant dans les pays du Sud ou originaires de là-bas.
Le culturalisme
Sans tomber dans une forme de culturalisme qui amènerait à penser que la culture des personnes immigrées est l'explication absolue de leurs représentations et comportements face à la maladie, il " convient ( ) d'être à l'écoute des enjeux de l'annonce et du vécu de la pathologie dans ce qu'elle signifie à chaque fois au sein d'une trajectoire particulière, "ici" et "là-bas" " (FASSIN D.) [3]
Il faudrait donc prendre en compte les références culturelles des personnes, leurs représentations et leurs croyances dans la mise en place d'actions de prévention, mais également dans la prise en charge globale de ces personnes.
On peut prendre pour exemple la pratique du lévirat dans certaines communautés. Cette pratique, qui conduit une femme à épouser le frère de son conjoint à la mort de celui-ci, est présentée comme " l'archétype de la survivance culturelle propre à faciliter la diffusion du VIH " (VIDAL L.) Ainsi, on considère qu'une femme, dont l'époux est mort du sida, risque fortement de contaminer son nouveau partenaire. Pourtant, dans ce contexte, ce n'est pas uniquement sur la pratique du lévirat qu'il faut faire reposer la transmission du VIH, d'autres facteurs entrent également en compte tels que : la non information de l'épouse sur la séropositivité de son mari, la non protection des rapports, le faible accès au dépistage. [1];
La religion [10]
Face au sida, les religions monothéistes tiennent des discours multiples et variés, du plus intransigeant au plus accueillant. Toutefois, comme le rappelle Larbi KECHAT, recteur de la mosquée Adda'wa,, " dans l'Islam, comme dans toutes les communautés religieuses, le sida reste tabou ". Cela n'empêche pas malgré tout une minorité de responsables religieux, de toutes les confessions, de mener des démarches de sensibilisation auprès de leurs fidèles. Ainsi, Larbi KECHAT a décidé dès les années 90 d'aborder le sujet du sida auprès d'eux, et de monter par la suite une antenne de médiation sociale ayant entre autres missions, celle d'informer sur le VIH/sida.
De même, de nombreuses associations à caractère religieux ont vu le jour. Ainsi, l'association Chrétiens & Sida, qui a inscrit en tête de ses objectifs d'aider " les Eglises à réfléchir et, le cas échéant, les interpellent au nom de l'Evangile, sur ce qui concerne l'épidémie " ; l'association juive Maavar, dont le directeur Joseph MARCEAU explique que " l'idéologie est laïque, mais le contexte est juif ", et qui offre aux personnes de confession juive un lieu où elles retrouvent des repères familiers, alors que cette communauté est confrontée, en France, à un lourd silence de la majorité des rabbins.
La religion musulmane a défini un code du licite et de l'illicite en matière de sexualité, la fonction sexuelle étant sacrée et strictement réglementée. Ainsi, la sexualité, et par conséquent le sida, restent des sujets tabous. La maladie est toujours perçue comme honteuse et elle reste liée à une idée de faute morale. En ce qui concerne l'usage du préservatif, il n'est pas totalement interdit. En effet, selon Dalil BOUBAKEUR, représentant officiel des musulmans de France, pour l'Islam " l'usage du préservatif, tant contraceptif que préventif, est permis sans restriction ". Et pour le recteur de la Mosquée de Paris le Coran impose certes " la fidélité dans le couple " mais il exige également " le devoir de prévention des maladies ", ce que certains peuvent interpréter comme une invitation à utiliser des préservatifs. Les interprétations du texte sacré peuvent toutefois être plus strictes ou réactionnaires selon les imams et les pratiquants.
En ce qui concerne la religion chrétienne, la position du Chef de l'Eglise est sans équivoque : le Pape refuse l'utilisation du préservatif, prônant la fidélité et la chasteté comme rempart contre le VIH. Toutefois, selon la Commission d'éthique de la Fédération protestante de France, " le préservatif ne pose aucun problème moral en particulier, c'est un geste de sagesse et il est bon d'insister sur ce qui empêche la contamination "
Enfin, selon la Torah, la semence de l'homme ne doit pas être gâchée, ce qui apparaît donc pour les personnes de confession juive comme une interdiction absolue d'utiliser des préservatifs. En contre partie, le site Internet du consistoire de Paris rappelle aussi que " d'un autre côté la Torah elle-même impose des devoirs de protection pour sauvegarder la vie "
Accès aus soins et législation
En France, contrairement à d'autres pays, rien ne s'oppose à l'entrée sur le territoire d'une personne étrangère séropositive, le statut sérologique des personnes désirant entrer en France n'étant pas demandé [13]
Les droits des étrangers dans la législation française
Le statut des étrangers en France est établi par l'ordonnance n°45-2658 du 2 novembre 1945 relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France.
Le droit au séjour pour raisons médicales a été formalisé par la loi du 11 mai 1998, appelée aussi loi " Chevènement ", qui a inséré à l'ordonnance de 1945 l'article 12bis-11 qui stipule que " sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit ( ) à l'étranger résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse bénéficier d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire " [13] Cette carte de séjour est d'une durée d'un an et elle est automatiquement assortie d'une ouverture au droit au travail, et par conséquence l'ouverture d'un droit à l'allocation adulte handicapé (AAH), ainsi qu'à toutes les prestations allouées aux personnes qui sont dans l'incapacité de travailler.
Une circulaire promulguée en 1998 par le ministère de l'intérieur a réduit la portée de cette loi en la limitant aux personnes arrivées en France depuis plus d'un an.
Si les personnes résident en France depuis moins d'un an ne sont pas concernées par la loi de 1945. Elles ne peuvent donc pas faire de demande de carte de séjour temporaire, mais peuvent se voir délivrer par les préfectures des autorisations provisoires de séjour, d'une durée de 3 à 6 mois, qui ne sont pas obligatoirement assorties d'une ouverture au droit au travail.
La loi de finance rectificative de décembre 2003 a instauré deux restrictions à l'AME/
- l'admission immédiate à l'AME est supprimée. Les délais d'instruction doivent avoir lieu avant l'ouverture des droits.- Pour prétendre à l'AME les personnes doivent être en mesure d'apporter une preuve physique de leur présence continue sur le territoire français durant les trois derniers mois, la déclaration sur l'honneur ayant été supprimée.
L'expulsion du territoire français
L'expulsion d'une personne atteinte du VIH et répondant aux critères de l'article 12bis-11 de la loi de 1945 peut être prononcée seulement si " elle constitue une nécessité impérieuse pour la sûreté de l'Etat ou la sécurité publique ". Elle doit être notifiée par un Arrêté d'expulsion ministériel (AEM). (Sida : le guide des droits sociaux, Act Up-Paris, 2003)
L'absence de traitement antirétroviral préalable au diagnostic de sida est plus fréquente dans la population migrante que dans la population française. Par contre, une fois la prise en charge engagée, l'observance et le bénéfice des traitements semblent être les mêmes, que les personnes concernées soient migrantes ou non. [2]Les différentes données indiquent que les migrants infectés par le VIH bénéficient des mêmes traitements que les Français.
- malgré les nombreuses difficultés auxquelles ils doivent faire face (juridiques, économiques, sociales), et malgré un dépistage tardif- malgré un dépistage tardif, qui reflète toutefois une tendance générale parmi les hétérosexuels et qui s'expliquent par le délai qui se passe entre le moment où la personne est contaminée et celui où elle arrive en France, où elle pourra accéder au test volontaire ou, pour les femmes enceintes, au dépistage systématique lors des examens prénataux. Ainsi, les femmes semblent bénéficier d'une prise en charge plus précoce que les hommes.[4]
La prévention
Suite à deux études menées en 2002 sur les freins au dépistage chez les primo-migrants [7] [8], Sida Info Service propose que les campagnes de communication suivent les caractéristiques suivantes :
- faire passer un message simple- permettre de canaliser l'imaginaire des personnes, de dédramatiser
- éviter certaines images trop explicitement liées au registre sexuel qui peuvent être perturbantes ou dérangeantes pour certains publics
De plus, pour les personnes originaires d'Europe de l'Est ou d'Asie la mise en scène de personnages d'origine africaine apparaît comme totalement contre productive.
Il apparaît ainsi que la mise en place de stratégies de prévention cohérentes comporte la nécessité de connaître et de " respecter les croyances, les attitudes et les comportements spécifiques des populations ciblées " [15]
La Direction Générale de la Santé et la Direction de l'Hospitalisation et de l'Organisation des Soins propose dans le " Programme de lutte contre le VIH/sida en direction des étrangers/migrants vivant en France 2004/2006 " [17]; divers axes à suivre lors de la réalisation de campagne de communication en direction des migrants :
- s'adresser à eux à travers des campagnes de communication générale sur le vih afin d'améliorer la visibilité de ces populations. Les campagnes de communication sur le vih doivent s'adresser aux différentes composantes de la population française, notamment aux migrants.- Utiliser des supports de communication spécifiques
- Développer des stratégies de prévention adaptées aux différents types de situations
En décembre 2002 déjà l'INPES a lancé une campagne publicitaire généraliste sur le dépistage : " Sida : le test, c'est important de savoir " qui a été pour la première fois en direction des personnes originaires d'Afrique. Les résultats de cette campagne montrent que 63% des migrants interrogés se sont identifiés aux personnages du spot en direction des migrants, 85% des migrants africains ont "aimé" cette campagne. Ceci montre donc qu'il est tout à fait envisageable et possible de communiquer sur la prévention du VIH en direction des migrants par l'intermédiaire des médias grand public sans toutefois les stigmatiser. [1]
Enfin, suite aux rencontres du réseau des CRIPS d'octobre 200, des facteurs facilitants et des obstacles à la mise en place d'actions d'information et de prévention spécifiques pour les populations migrantes ont pu être mis en évidence.
Deux types d'actions peuvent être distinguées :
- les actions de formation, de sensibilisation qui s'adressent aux acteurs existants sur le terrain
- les actions de terrain en direction du public migrant ou des personnes issues de l'immigration concernant l'accès au dépistage et aux soins, l'accès aux droits connexes, à l'information et à la prévention.
Pour la mise en place d'actions de formation les différents facteurs facilitant sont :
- la pluridisciplinarité des participants,
- le fait de privilégier une formation transversale,
- la formation et la réflexion sur les spécificités culturelles,
- le travail sur les représentations,
- l'information des professionnels sur les ressources possibles dont peuvent avoir besoin certaines personnes étrangères et les droits existants.
Ce type d'action peut également se heurter à différents obstacles :
- la pluridisciplinarité des participants qui peut rendre plus compliquée la mise à un niveau commun,
- la définition des objectifs de la formation (qui peuvent être différents pour chaque participant),
- la difficulté de faire réfléchir les acteurs de terrain sur leurs représentations avec une remise en cause de leurs pratiques,
- le manque de reconnaissance dans l'échange (les professionnels de santé ont aussi à apprendre des associations communautaires).
La mise en place d'actions de terrain peuvent être facilitée par :
- le fait de se baser sur les besoins et les attentes du public migrant,- la participation des publics concernés dans l'élaboration d'actions de santé publique,
- l'implication des acteurs à toutes les étapes du projet, le respect de l'altérité, des traditions et des valeurs de chacun,
- la participation de médiateurs de santé ou au minimum de traducteurs,
- la mise en place d'un partenariat de proximité, la création d'une permanence ouverte au public en dehors des actions elles-mêmes,
- l'utilisation de matériels et supports adaptés à la population à laquelle on s'adresse,
- l'insertion de l'éducation à la santé à d'autres activités,
- et surtout l'inscription de l'action dans la durée et la régularité.
Ce type d'action peut se heurter à différents obstacles :
- la difficulté à repérer et à toucher le public ciblé,- le risque d'imposer un programme d'action sans avoir fait participer le public concerné à son élaboration,
- la multiplication des problèmes du public auquel on s'adresse (statut d'étranger, situation précaire ),
- la vulnérabilité de la solitude pour les hommes vivant en foyer, qui souffrent souvent d'un grand isolement affectif et sexuel et d'une situation socio-économique précaire,
- le temps nécessaire pour monter une action de ce type peut être long, au risque de voir les bonnes volontés s'épuiser face aux difficultés rencontrées,
- la lourdeur des démarches administratives, la difficulté pour obtenir des financements et pour réunir les moyens nécessaires.
Conclusion
Dans le TranscriptaseS n° 114 consacré à l'immigration, Abdon GOUDO fait une synthèse des richesses et faiblesses du champ associatif spécifique autour du sida et de l'immigration en France. Depuis le milieu des années 90, face à l'extension de l'épidémie de sida au sein des communautés de migrants en France, le regard sur la prévention et la prise en charge de ces personnes a évolué dans l'ensemble de la société française, provoquant la naissance de nombreux projets associatifs :
- Des associations d'essence communautaire, telles que Ikambere (" La maison accueillante "), Afrique Avenir, l'Ifafe (Initiative des femmes africaines de France et d'Europe), et bien d'autres encore, créées par des personnes ayant vécu, plus ou moins intimement, des bouleversements liés au VIH/sida.
- Des associations socioculturelles de migrants qui ont intégré l'information et la prévention du VIH/sida à leur problématique de départ. On y trouve, entre autres, la FTCR (Fédération des tunisiens pour une coopération des rives), l'URACA (Unité de réflexion et d'action des communautés africaines), les ATF (Associations des Tunisiens de France) ou encore de Migrations santé.
- Des ONG de développement ou humanitaires, comme Médecins du Monde, l'IMEA (Institut de médecine et d'épidémiologie africaine), le GRDR (Groupe de recherche et de réalisations pour un développement rural) et le COMEDE (Comité médical pour les exilés) qui tiennent compte du fait migratoire dans sa globalité dans la mise en place de leurs actions.
- La création de pôle " migrants " au sein d'associations généralistes de lutte contre le sida et développent des actions spécifiques en direction de ce public. Ce type de projet a ainsi vu le jour à Aides, Sida Info Service, Arcat, dans certains réseaux ville-hôpital ou encore au CRIPS.
- Enfin, les radios communautaires, comme Beur FM, Tropic FM ou Africa n°1, qui abordent régulièrement la question du VIH/sida chez les migrants dans leurs programmations.
Toutes ces structures ont en commun " d'aller au-devant des personnes étrangères ou issues de l'immigration pour les rencontrer, les écouter, les informer, discuter, puis les inciter à entreprendre une démarche de prévention, de dépistage ou de soins ". Par contre, leurs méthodes d'intervention sont différentes et peuvent être classées selon trois types :
- les structures qui interviennent sur la thématique VIH et migrants en l'incluant à une démarche plus globale d'information
- les associations qui agissent de manière plus directe en faisant " des actions de plaidoyer dans la prévention et la prise en charge des migrants vivant avec le VIH/sida "
- les associations qui proposent un accompagnement plus proche des patients, dans leur vie quotidienne.
Enfin, tous ces projets ne bénéficient pas du même soutien des institutions françaises. Il est rare que les frais de fonctionnement des associations soient inclus dans les aides financières qui leurs sont versées. Et si les grandes structures parviennent à s'accommoder " aux aléas de ces financements ", les petites associations rencontrent d'importantes difficultés pour survivre. A l'heure des restrictions et coupes budgétaires de plus en plus drastiques dans le financement des associations, la question de " la réalité de la volonté politique de s'attaquer à la question de l'épidémie chez les migrants " semble de plus en plus légitime.
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Bibliographie |
[1]Migrants et VIH
TranscriptaseS, 2004, n° 114, numéro spécial,
48 p.
GOUDJO A
Migrants : entre lois, cultures et soins, In : Dix ans
passés, dix ans à venir
Transcriptase, 2002, n° 100, pp. 55-58
[4] VALIN N ; LOT F ; LARSEN C ; GOUEZEL P ; BLANCHON T
; LAPORTE A
Parcours sociomédical des personnes originaires d'Afrique
subsaharienne atteintes par le VIH, prises en charge dans les
hôpitaux d'Ile-de-France, 2002
Saint Maurice : Institut de Veille Sanitaire, 2004, Coll. :
Enquêtes et études, 55 p.
[5] CAZEIN F, LOT F, PILLONEL J, PINGET R, DAVID D,
SEMAILLE C
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LOGEMENT
Décret n°2005-859 du 28 juillet 2005 relatif
à l'aide médicale de l'Etat et modifiant le
décret n°54-883 du 2 septembre 1954 modifié
pris pour l'application de l'ensemble des dispositions du
décret du 29 novembre 1953 relatif à la
réforme des lois d'assistance
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MINISTERE DE L'EMPLOI, DE LA COHESION SOCIALE ET DU
LOGEMENT
Décret n°2005-860 du 28 juillet 2005 relatif aux
modalités d'admission des demandes d'aide médicale
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Journal officiel de la République française, lois et
décrets, 29/07/2005, n°175, 2 p.
MINISTERE DE L'EMPLOI, DU TRAVAIL ET DE LA COHESION SOCIALE ;
MINISTERE DES SOLIDARITES, DE LA SANTE ET DE LA FAMILLE ;
MINISTERE DELEGUE A L'INTEGRATION, A L'EGALITE DES CHANCES ET A LA
LUTTE CONTRE L'EXCLUSION
Circulaire DHOS/DSS/DGAS n°2005-141 du 16 mars 2005
relative à la prise en charge des soins urgents
délivrés à des étrangers
résidants en France de manière
irrégulière et non bénéficiaires de
l'aide médicale de l'Etat (art. L.254-1 du code de l'action
sociale et des familles, issu de l'art. 97 de la loi de finance
rectificative pour 2003 du 30 décembre 2003)
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Pour un accompagnement thérapeutique
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Nouveaux consultants pour une infection par le VIH dans un
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MOUNIER V ; IMANE L
Africains en France : les associations contre le sida
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Un lieu d'accueil pour des femmes touchées par le sida :
dans un appartement d'une cité à Saint-Denis
Lien social, 2002, n° 644, pp. 8-10
RWEGERA B
Ikambere : la maison des femmes africaines
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Les entretiens réalisés avec des personnes
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Bulletin thématique, 2003, n°1, numéro
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TAERON C
Afrique sida : association "longue distance"
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WEI LIN T ; ETCHEPARE C ; FAUCHER J-M
Arcat et la communauté asiatique en région
parisienne : une action exemplaire
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Outils et supports de prévention
INPES
Outils de prévention sida à destination des
migrants
Saint-Denis : Institut National de Prévention et
d'Education pour la Santé, 2003, 3e édition, 66 p.
Brochures
CENTRE INTER-CULTUREL FRANCO-MAGHREBIN
Prévenir et savoir, est notre devoir
2003, 37 p.
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Garçons, filles : IST, hépatites, VIH
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CRIPS Ile-de-France ; ATF (Association des Tunisiens en
France)
Plaquette d'information générale sur le sida =
Titre en arabe
Français / Arabe, 1997, 3 éd., 23 p.
FTCR (Fédération des Tunisiens pour une
Citoyenneté des deux Rives)
Passeport bon voyage : informations pour les voyageurs, les
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Français / Arabe, 2002, 18 éd., 44 p.
INPES
Le dépistage du VIH/sida chez la personne
migrante/étrangère
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INPES
Le mode d'emploi du préservatif féminin
2003, dépliant, Français, Anglais, Russe
MAYVAL ; FEDERATION IFAFE (Initiative des Femmes Africaines de
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Les aventures de Maïmouna
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MIGRATIONS SANTE
Face au sida : prévenir, c'est déjà
guérir
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MINISTERE DE L'EMPLOI ET DE LA SOLIDARITE
La politique française de lutte contre l'infection
à VIH : mise en oeuvre en direction des populations
étrangères vivant en France
2000, 24 p.
SIDA INFO SERVICE
Migrants et VIH : guide pratique d'information
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Vidéos
DUPARC H ; KOLY S ; PARTENAIRE RADIO
Les aventures de Moussa le taximan : 7 films courts et
humoristiques pour la prévention du sida
Court métrage, 2001, 35 [7 x 5 mn] min.
DUPARC H ; KOLY S ; MINISTERE DE LA SANTE, DE LA FAMILLE ET DES
PERSONNES HANDICAPEES ; INPES
Les nouvelles aventures de Moussa le taximan : 6 films courts
et humoristiques pour lutter contre le sida et la
tuberculose
Court métrage, 2003, 33 [6 x 5.5] min.
KRIM R ; MINISTERE DE LA SANTE, DE LA FAMILLE ET DES PERSONNES
HANDICAPEES ; INPES
Houria : cinq films courts pour lutter contre le SIDA
Court métrage, Français / Arabe, 2002, 31 [5 x 6
mn] min.
LE MAO G ; YELEEN
Timiya (le plaisir)
Film de prévention, Bamanan / Français, 1998, 75
min.
Paris : Ministère de l'Emploi et de la
Solidarité
MOREAU A
Sida
Hacha Kadrek : Le sida .... sauf votre respect
Vidéo, 1995, 25 min.
Paris : Cercle Culturel de la Santé, Ministère du
travail et des Affaires sociales, DGS
NACRO F-R ; SIDA INFO SERVICE
En parler ça aide...
Film de prévention, Français / Bambara / Arabe /
Espagnol, 2002/07, 17 min.
Paris : Sida Info Service
SERELLE D ; GOLDBLAT B
Doni-doni b'an bela : Nous avons tous une part de
responsabilité
Documentaire, Dioula / Français, 2001, 35 min.
Noisy-le-Grand : Cinomade
SISSOKO C-O ; SAUVALLE P ; OUEDRAOGO I ; NACRO F-R ; DIAGNE H-F
; LES JEUNES AUTEURS DE SCENARIOS DU SAHEL
Scénarios du Sahel : une collection de petits films sur
le VIH/Sida
Court métrage, 2001, 102 min.
TALMON D ; SAKHO M ; SYLLA M
Aimer est plus fort que le sida
Français / Soninké, 2000, 38 min.
Montreuil : GRDR ; Association Mandela
VANDEWEERD P-Y ; LOUHENAPESSY M ; OUNCHIF K ; KILUNDI B-Y ;
LATITUDES SSE AF(Belgique)
Un amour trompeur
Film de prévention, 1999, 26 min., sous-titrage en
anglaisBruxelles
: Latitudes SSE AF ; Gsara ; Les ateliers du Laziri
Outils
CANTAL RIVAS J ; BOKIN C ; MUGOLOLA T ; JOINET B
La Flottille de l'Espoir
Outil pédagogique, 1997
MINISTER DE L'EMPLOI ET DE LA SOLIDARITE ; SECRETARIAT D'ETAT A
LA SANTE ET A L'ACTION SOCIALE ; PARTENAIRE RADIO
Ca bouge la vie chez Alaoui
CD audio, Français, 1999, Coll. : programme radio pour la
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KOLY S ; AKHOUN P-M ; GBEUGRE C ; CHAMBONNET S ; INNOCENT B ;
MINISTERE DE L'EMPLOI ET DE LA SOLIDARITE ; SECRETARIAT D'ETAT A
LA SANTE ET A L'ACTION SOCIALE
Les aventures de Moussa le taximan
Cassette audio, Français, 2002,
Coll. : Outil radio d'information et de prévention sida,
120 min.
OFFICE DAUPHINOIS DES TRAVAILLEURS IMMIGRES
16 questions réponses : Prévention sida. Arabe
dialectal Maghrébin
Cassette audio, 2001, 30 min.
OFFICE DAUPHINOIS DES TRAVAILLEURS IMMIGRES
16 questions réponses : Prévention sida. Langue
berbère "Tachelhit"
CD audio, 2001, 30 min.
OFFICE FEDERAL DE LA SANTE PUBLIQUE
Santé sexuelle et reproductive
Berne : OFSP, 2002
Grdr (Groupe de recherche et de réalisation
pour le développement rural dans le tiers-monde)
www.coordinationsud.org/
ONG de développement, le Grdr est la première
association à mettre en place des actions croisées
de prévention du VIH et d'autres maladies transmissibles
entre migrants et acteurs de santé entre la France et les
pays d'origines des migrants en Afrique. Elle anime un
réseau d'associations de prévention et de prise en
charge de l'infection à VIH en France. Le partenariat
s'étend sur plusieurs espaces de la migration en Europe. Le
site présente les activités de l'association, ses
contacts et son équipe, son budget, et enfin la
manière dont il est possible de s'impliquer avec le GRDR.
Gisti (Groupe d'information et de soutien des
immigrés)
www.gisti.org
A partir de sa connaissance du droit -français,
européen et international- des étrangers et de son
expérience des pratiques juridiques, l'association
défend les droits des étrangers, propose des
formations et des publications, et participe au débat
d'idées sur les politiques migratoires.
Ikambere
www.ikambere.nawak.com
L'association se propose d'aider les femmes, principalement
migrantes, touchées par le VIH/sida (accueil dans un lieu
convivial, suivi et accompagnement social, soutien aux femmes qui
viennent d'apprendre leur séropositivité, visites
à domicile, visites à l'hôpital, permanences
hospitalières, actions de prévention, soutien dans
les démarches administratives, réinsertion
sociale).
Inpes (Institut national de prévention et
d'éducation pour la santé)
www.inpes.sante.fr
L'Inpes (qui s'est substitué en mars 2002 au Comité
français d'éducation pour la santé) est une
institution de santé publique placée sous la tutelle
du ministère chargé de la santé. Sa mission
est d'aider la population à choisir des modes de vie et des
comportements qui préservent et améliorent la
santé. L'Inpes conduit pour ce faire des programmes
nationaux de communication, fournit un appui aux professionnels
sur le contenu, la méthodologie et l'évaluation de
leurs actions, et diffuse gratuitement de nombreux documents de
prévention. Le site permet d'accéder au catalogue
présentant chacun de ces documents et de passer commande.
Le chapitre VIH/sida comporte une rubrique spécifique "en
direction du public migrant".
InVS (Institut de veille sanitaire)
www.invs.sante.fr
L'InVS est un établissement public de l'Etat qui a
été créé afin de renforcer le
dispositif de sécurité et de veille sanitaire en
France. L'InVS -qui succède au Réseau National de
Santé Publique -est placé sous la tutelle du
Ministre chargé de la Santé. Sa mission
générale est de surveiller, en permanence,
l'état de santé de la population et son
évolution. Cette mission repose plus spécifiquement
sur des activités de surveillance
épidémiologique, d'évaluation de risques, et
d'observation de la santé. Sont consultables en ligne les
Bulletins Epidémiologiques Hebdomadaires (BEH) notamment
ceux traitant de la surveillance du sida en France (certains
rappellent la situation de l'épidémie parmi les
personnes de nationalité étrangère).
Migrants contre le sida
www.survivreausida.org
Cette association de soutien aux personnes séropositives
migrantes et issues de l'immigration milite pour la défense
des droits des personnes malades d'origine
étrangère. Son site propose entre autres: une
émission de radio, accessible en ligne ou le mardi de 17h
à18h sur Fréquence Paris Plurielle (106.3 FM); une
permanence téléphonique (01 43 79 88 32); des
dossiers thématiques, une rubrique Actualités et une
revue de presse.
Migrations-santé
www.migrations-sante.org
L'association mène diverses activités, propose des
productions et assure différents services autour de la
promotion de la santé et de la culture des migrants (ex:
formations, interventions dans les foyers...).
Ministère de la Santé et de la
Prévention sociale
www.sante.gouv.fr
Le site du ministère présente l'accès aux
principaux textes législatifs, réglementaires en
vigueur, aux plans nationaux et aux points d'actualité dans
les différents domaines d'intervention du ministère:
travail, emploi et formation professionnelle, action sociale et de
lutte contre l'exclusion, santé, sécurité
sociale, intégration et politique de la ville. Sont
également présentées les missions de la
Direction de la Population et des Migrations, chargée des
mouvements de population, de la réglementation relative
à l'emploi des étrangers, des naturalisations et des
programmes sociaux destinés aux migrants.
Pôle Migrants/Afrique du Crips Ile-de-France
www.vihinternet.org
Le portail d'information et d'échanges consacré au
VIH-SIDA chez les migrants en France et dans les pays africains.
Il propose des données épidémiologiques
actualisées, un agenda des manifestations, une revue de
presse, une rubrique Documentation, des liens et des adresses
utiles.
Sida Info Service
www.sida-info-service.org
Numéro vert: 0 800 840 800 (appel anonyme et gratuit). Le
site fournit des informations sur le sida, les hépatites et
les MST, permet de prendre connaissance de l'actualité, de
trouver l'adresse d'un centre de dépistage ou d'une
association de lutte contre le sida, d'obtenir une réponse
à ses questions par e-mail ou en direct avec un
écoutant, enfin de témoigner et d'échanger.
Il présente également la nouvelle permanence
d'écoute en langues étrangères (arabe,
bambara, anglais, espagnol et russe) accessible gratuitement
depuis une ligne de téléphone fixe. Cette relation
d'aide téléphonique a pour objectif de contribuer
à améliorer l'accès à l'information de
ces populations par une prise en compte des
spécificités culturelles et linguistiques.
Uraca (Unité de réflexion et d'action des
communautés africaines)
www.uraca.org
L'association a pour objet la prévention sanitaire et
sociale globale associée à la défense des
cultures africaines. Sont notamment présentés sur
son site internet des chiffres épidémiologiques sur
l'Afrique, des actions menées par l'association en France
et en Afrique, et l'actualité de l'association
(conférences, rencontres).