Les nouveaux enjeux de la prévention du sida

Ce dossier a été réalisé dans le cadre de la Journée régionale sur la prévention du sida organisée par la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le lundi 28 janvier 2002

Dossier documentaire

janvier 2002

Sommaire

Introduction

L'évolution des comportements de prévention aujourd'hui

De la prévention du sida à l'éducation pour la santé auprès des jeunes

La prévention du sida dans le milieu homosexuel

La réduction des risques liés à l'usage de drogue

La prévention en direction des populations plus vulnérables
retraitLes prostitué(e)s
retraitLes détenus
retraitLes travailleurs saisonniers

Conclusion

Bibliographie
retraitGénéralités
retraitJeunes
retraitMilieu homosexuel
retraitUsagers de drogues
retraitPopulations plus vulnérables 

 

 

Introduction

En 2002, le sida reste une priorité de santé publique. Depuis plus de quinze ans, l'alliance entre les associations, les professionnels de santé, les médias et les pouvoirs publics a permis par la mise en place d'une politique de prévention de limiter l'extension de l'épidémie.

La prévention s'est développée avec différents axes : communication grand public et communication ciblée, en direction des jeunes avec des objectifs d'éducation à la santé, actions de proximité vers les groupes les plus exposés ou les plus vulnérables, développement des actions de réduction des risques auprès des usagers de drogue. La politique de dépistage basée sur une démarche volontaire et individuelle a été renforcée par une incitation au dépistage précoce. Toutes les données épidémiologiques en provenance d'un grand nombre de pays montrent que des stratégies de prévention adéquates, mises en place à un stade précoce et sur du long terme, sont efficaces pour réduire et stabiliser les taux de nouvelles contaminations.

En 1996, la mise sur le marché des nouvelles thérapies a constitué un événement déterminant dans la lutte contre le sida pour les pays occidentaux. L'espérance et la qualité de vie des personnes séropositives ont été considérablement augmentées. Les changements ne se limitent pas au champ thérapeutique et à la santé des personnes séropositives. Ils affectent aussi les représentations et les attitudes face à la maladie, la place du sida et de l'infection à VIH dans les politiques publiques, dans les médias ou dans le débat public. Les progrès des connaissances scientifiques ont ainsi créé des conditions nouvelles pour la prévention. L'infection à VIH reste une maladie grave en dépit des progrès thérapeutiques. La prévention doit donc rester, pour les années qui viennent, un axe majeur de la politique de lutte contre le sida.

Il faut aujourd'hui adapter les stratégies de prévention à la situation actuelle. Le thème du sida a reculé dans l'intérêt général comme le montrent les enquêtes mesurant les connaissances, attitudes et pratiques des Français, la baisse des dons ou la diminution du nombre des volontaires dans les associations.

La région Provence-Alpes-Côte d'Azur est toujours très concernée par l'épidémie de sida et reste la deuxième région de France touchée par l'infection à VIH.

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L'évolution des comportements de prévention aujourd'hui

Tous les indicateurs dont nous disposons à l'heure actuelle montrent une reprise des comportements sexuels à risque. Ces données sont indirectes mais tellement convergentes qu'elles posent question.

En population générale, l'enquête sur les connaissances, attitudes et comportements des Français face au sida (KABP) menée en 2001, montre un changement drastique des représentations du sida. Les gens se sentent beaucoup moins concernés par le sida et les campagnes de prévention. On note une augmentation des personnes percevant, chez les autres, un relâchement des comportements de prévention. L'image du préservatif se détériore avec une moindre utilisation du préservatif (chez les hommes au cours des douze derniers mois, 37 % en 1998 d'utilisateurs de préservatifs contre 29 % en 2001) et une moindre croyance en son efficacité. Les personnes interrogées ont en 2001 une moindre connaissance des circonstances possibles de transmission du VIH. Ils se sentent toujours à risque mais leur perception de la dangerosité du sida a considérablement diminué (46,9 % en 1994 contre 28,1 % en 2001 craignent le sida). Ce relâchement des comportements est particulièrement significatif chez les jeunes, les célibataires et les multipartenaires. Comme dans l'enquête de 1998, les différences s'accentuent avec le niveau de formation initiale.

En 2001, on constate une résurgence incroyable de la syphilis, alors qu'il s'agissait d'une maladie quasiment disparue, dans de nombreux dispensaires antivénériens en particulier à Paris, mais aussi en Province. On note le même phénomène dans d'autres pays européens.

Les données sont tout à fait comparables pour les gonococcies. En France, les réseaux de surveillance montraient en 1986 des chiffres extrêmement importants qui chutent jusqu'en 1996 grâce à la prévention du sida pour réaugmenter depuis 1998 de façon significative.

Un autre indicateur indirect est celui de l'accroissement des IVG chez les jeunes femmes et les adolescentes qui laisse penser que la protection diminue. Une enquête de Sida info Service montre que le premier rapport sexuel n'est pas protégé du tout dans 40 % des cas chez les jeunes filles.

L'enquête de comportements menée chez les homosexuels montre également une reprise des comportements à risque avec une utilisation moins fréquente du préservatif notamment avec des partenaires occasionnels et chez les couples sérodifférents. Les prises de risque déclarées sont répétées et ne sont plus considérées comme des accidents, surtout en Ile-de-France.

Tous ces éléments inquiétants nous amènent à conclure à une réelle reprise des comportements à risque. Qu'en est-il de l'épidémie ? Nous ne disposons pas de chiffres épidémiologiques sur les nouvelles contaminations et nous ne pouvons pas extrapoler vers une reprise de l'épidémie, mais les conditions favorables à cette reprise sont réunies.

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De la prévention du sida à l'éducation pour la santé auprès des jeunes

Les jeunes sont une population hétérogène qui constituent toutefois un milieu social avec ses propres règles et ses modes de reconnaissance. L’adolescence est le temps de la construction des représentations liées à la sexualité. S’adresser aux adolescents, c’est permettre aux adultes de demain, d’acquérir les capacités pour favoriser l’adoption de comportements préventifs tout au long de leur vie sexuelle.

L’action préventive auprès des nouvelles générations est une composante essentielle d’une stratégie nationale de prévention qu'il est nécessaire de maintenir et de renforcer.

Les actions de prévention menées chez les jeunes favorisent l'adoption du geste préventif comme partie intégrante de l'autonomie dans la vie sexuelle et la capacité à mieux faire face aux étapes ultérieures jalonnées de rencontres successives, ruptures, situations changeantes. La prise en compte de l’homosexualité dans l’éducation sexuelle est indispensable. L’affirmation de l’orientation sexuelle reste un processus douloureux pour les jeunes homosexuels, garçons ou filles, qui se heurtent à la norme hétérosexuelle, à l’incompréhension familiale et aux préjugés homophobes.

Il est nécessaire d’intégrer la prévention du VIH à une approche éducative plus large à la sexualité conçue comme une composante essentielle de la vie. La prévention doit articuler les connaissances et les moyens de faire face aux risques d'une manière cohérente, en permettant aux jeunes de faire des choix en fonction des situations et de leurs aspirations. La loi d’orientation sur l’éducation de 1989 qui impulsait l’éducation à la santé en milieu scolaire, et plusieurs circulaires ministérielles de 1998 incitent les chefs d’établissement à inscrire la prévention VIH dans un projet global d’éducation pour la santé dans le cadre des projets d’établissement. Si l’école est un lieu d’apprentissage des savoirs, c’est aussi un lieu d’éducation où doivent être abordés les problèmes de société et de santé publique. Mais une question se pose : qui peut assurer l’éducation à la santé au sein des établissements scolaires ? Les enseignants n’y sont pas préparés et parfois réticents, les infirmières et médecins scolaires débordés, les associations ?

La prévention du sida menée depuis plus de dix ans auprès des jeunes a porté ses fruits. Comme le souligne l’enquête sur les connaissances, attitudes, croyances et comportements face au VIH/Sida en France, l’utilisation du préservatif au cours du premier rapport sexuel n’a cessé d’augmenter de 1985 à 1997 où elle s’est stabilisée à plus de 80 % des personnes interrogées. De plus, on note chez les jeunes de 18 à 24 ans un bon niveau de connaissances et une attitude favorable à la prévention.

Cependant, ces données sont à nuancer car un jeune sur quatre qui appelle Sida Info Service déclare une prise de risque. Les questions posées dévoilent des lacunes sur les modes de transmission, des fausses idées reçues et une méconnaissance de la sexualité. De même, les enquêtes montrent des différences importantes selon les cursus scolaires qui renvoient à des inégalités sociales d'accès à la prévention. Il faut à l'avenir adapter les actions de prévention aux jeunes des filières professionnelles et de l'apprentissage.

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La prévention du sida dans le milieu homosexuel

C'est à l'origine la première communauté qui a réagi à l'épidémie de sida et mis en place une prévention ciblée. L'irruption du sida dans les années 1980 est allée de pair avec une approche de l'homosexualité comme mode de vie et comme gestion d'une identité sociale. Les homosexuels ont pris conscience de la forte prévalence du VIH dans leur communauté, ont été très rapidement confrontés à la question de la prévention et à l’origine du safer-sex. La première adaptation au risque, repérée dès 1985, a consisté à limiter le nombre de partenaires, éviter certains lieux de rencontres et abandonner les pratiques les plus à risque. L'usage du préservatif s'est développé dans un deuxième temps pour se stabiliser depuis 1990 à un niveau très élevé. Dès 1990, plus de 80% des homosexuels affirment que le sida a influencé leur sexualité. Après cette adaptation rapide au risque, les années 1990 ont été marquées par un réengagement dans la sexualité : le nombre de partenaires occasionnels augmente de façon continue mais l’utilisation du préservatif reste la règle.

Les messages et les stratégies de prévention ciblés vers les homosexuels suscitent depuis des années des interrogations sur leur pertinence. La tentation de calquer des pratiques et des sentiments sur un modèle purement théorique mène à l'échec. C'est la raison pour laquelle l'expérience des acteurs de terrain continue d’être primordiale. Le travail de prévention ne peut se concevoir et se réaliser qu'avec la participation et la collaboration de la population homosexuelle.

L’intégration sociale est un préalable à la prévention dans la population homosexuelle. Certains sous-groupes sont considérés comme plus vulnérables. Ce sont tout d’abord, les homosexuels non identitaires, c’est-à-dire, ceux qui ne se considèrent pas comme homosexuels mais qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes. Ils sont moins sensibles aux messages de prévention qui associent le risque de contamination au mode de vie homosexuel. Les bisexuels masculins dont la spécificité et l'identité sont mal connues ne bénéficient, en France, d’aucun message spécifique de prévention.

Depuis plusieurs années, les médias ont régulièrement relayé dans la presse l’hypothèse de l’abandon des pratiques sexuelles à moindre risque, se basant sur des études qualitatives qui n’ont pas de validité épidémiologique. Toutefois les indicateurs indirects dont nous disposons à l’heure actuelle, montrent une reprise des comportements sexuels à risque.

L’enquête Presse Gay diffusée dans vingt revues gays et quatre sites Internet en 2000, met en évidence un relâchement de la prévention parmi les gays, dans certains couples ou avec des partenaires occasionnels, et une recrudescence des MST. Les résultats de l’enquête soulignent une pluralité de facteurs ou de situations qui tentent d’expliquer ces expositions aux risques, accidentelles ou régulières. Au regard de ces résultats, les auteurs soulignent l’importance de maintenir une communication très large et de mener par ailleurs, des actions plus ciblées en direction des jeunes, des multipartenaires, des couples ouverts, des couples sérodifférents, des gays séropositifs et des hommes qui ont contracté une MST dans l’année.

Les données sur le relâchement des comportements de prévention posent des questions sur les objectifs visés par la prévention. Si l’on se place dans la perspective d’élimination des risques, toutes les pénétrations non protégées sont considérées comme à risque et une seule pénétration à risque fixe la personne dans la catégorie du relapse. Cette approche renvoie les individus à un comportement idéal de prévention que l'on sait non seulement illusoire, mais aussi difficile voire impossible à atteindre, donc abandonné. Si l’on se place dans une perspective de réduction des risques sexuels, il faut prendre en compte les dimensions psychologiques et sociologiques des individus ainsi que des facteurs contextuels qui peuvent amener les gens à prendre des risques. Il faut alors travailler sur les modalités d'approche d'une prévention basée sur la réduction des risques sexuels.

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La réduction des risques liés à l'usage de drogues

La réduction des risques chez les usagers de drogue a eu pour objectif de réduire l'incidence, nombre de nouvelles contaminations, du VIH et des hépatites, mais aussi de limiter l'extension à la population générale par contamination sexuelle ou par accident avec des seringues souillées. La réduction des risques sociaux, qui intègre l'amélioration des conditions de vie de ces usagers, l'accès aux droits sociaux et les traitements de substitution et la réduction des risques sanitaires avec accès au dépistage et aux soins, accessibilité aux seringues, stéribox et préservatifs, récupération des seringues usagées, se complètent.

La France est entrée à reculons dans la politique de substitution mise en place par la plupart des autres pays européens. Le projet méthadone en 1993 a pour objectif de favoriser une stabilisation de la consommation de drogues issue du marché illicite et de générer un moindre recours à la voie injectable, source de transmission du VIH, de favoriser une insertion sociale et un accès au système sanitaire pour une prise en charge de la dépendance mais aussi du suivi médical d'éventuelles pathologies associées. La substitution en ville par la buprénorphine se développe à partir de 1995. Actuellement on estime à environ 8 000 le nombre de personnes traitées par méthadone et 60 000 par buprénorphine. La substitution a de fait permis la diminution du nombre d'overdoses et de contaminations par le VIH.

Les seringues ont été mises en vente libre, en 1987, par Mme Barzach, Ministre de la Santé 1987 mais il faut attendre 1995 pour qu'un décret autorise les associations à délivrer des seringues dans le cadre d'actions de prévention du sida ou de réduction des risques chez les usagers de drogues.

Certaines enquêtes auprès d'usagers de drogues en France montrent que la prévalence du VIH est passée de 26 % en 1993 à 15 % en 1998 chez les femmes et de 21 % en 1993 à 13 % en 1998 chez les hommes. De même, parmi les jeunes injecteurs dont la date de première injection est connue, on constate que plus la date de première injection est récente, plus la proportion de séropositivité est faible. Ce constat s'explique par des changements de modes d'administration des produits avec en particulier moins de partage de seringues.

Parallèlement, à ces deux programmes de réduction des risques chez les usagers de drogues, toute une communication a été faite autour de l'utilisation de l'eau de Javel, produit utilisé, en dernier recours, par les usagers de drogues pour la désinfection des seringues avant réutilisation.

La prévention en direction des usagers de drogues est complémentaire de la vente libre des seringues en pharmacie et de leur diffusion gratuite par les programmes d'échange de seringues et les distributeurs automatiques. Cependant, elle a vite montré ses limites si elle n'est pas relayée par les groupes d'auto-supports. En effet, l'éducation par les pairs est une composante essentielle de la politique de réduction des risques. La participation des usagers et des ex-usagers de drogues constitue une condition nécessaire pour accueillir mais aussi aller à la rencontre des personnes toxicomanes les plus marginalisées, pour leur apporter des messages de prévention et des outils de réduction des risques adaptés, pour faciliter les conditions d'une rencontre avec le secteur sanitaire et social.

Les "boutiques" sont des lieux d'accueil à bas seuil d'exigence pour les usagers de drogues actifs. Ils peuvent, au-delà de l'échange de seringues, discuter, se laver et se nourrir. Ces lieux permettent de toucher des personnes exclues de tous les circuits et qui ne souhaitent pas ou pas encore s'inscrire dans une démarche de soins : leur mission est de créer un lien.

Afin de sensibiliser les personnes usagères de drogues ne fréquentant pas les "boutiques", des travailleurs de rue vont directement à leur rencontre pour leur proposer les moyens de se protéger de l'infection à VIH.

Enfin, dans ces différents lieux, on a cherché également à prévenir la propagation du VIH par voie sexuelle en facilitant l'accès des usagers de drogues aux préservatifs.

La baisse de la prévalence du VIH chez les usagers de drogues a été en partie expliquée par une diminution progressive et constante depuis 1988 du partage des seringues, renforcée au milieu des années 90 par la diffusion du Stéribox®, la mise en place des programmes d'échange de seringues et des lieux d'accueils pour les usagers de drogues les plus précaires.

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La prévention en direction des populations plus vulnérables

La notion de populations plus vulnérables recouvre des groupes dont les situations sont d'une très grande variété : populations ayant un niveau scolaire faible ou moyen, personnes en extrême précarité, personnes d'origine étrangère, personnes prostituées ou bien encore personnes détenues.

Leurs besoins en matière de prévention sont diversifiés et restent en partie mal identifiés. Cela nuit à la construction d'actions préventives pertinentes qui, lorsqu'elles existent, ne trouvent pas toujours des relais suffisants. C'est le cas de la prévention en direction des migrants : les pouvoirs publics ont mis longtemps avant de communiquer en direction des migrants par crainte de les stigmatiser. Or la population migrante est peu touchée par les messages grand public et il est nécessaire d'impliquer les associations communautaires, peu nombreuses et pas toujours motivées sur le thème du sida.

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Les prostitué(e)s

En France comme dans la plupart des Etats des pays occidentaux, les premières mesures de lutte contre l'épidémie ont été mises en place par les populations les plus directement exposées (en premier lieu les homosexuels masculins). Ainsi, la prévention du VIH auprès des personnes prostituées a-t-elle pris en France la forme inédite de la santé communautaire.

Certaines associations ont immédiatement craint que la nouvelle épidémie ne débouche sur une stigmatisation des prostituées comme constituant un "groupe à risque" majoritairement contaminé et contaminant. Les premières enquêtes épidémiologiques viendront à la fin des années 80 contredire cette représentation. Elles ont en effet démontré que, contrairement à la situation rencontrée dans certains pays en voie de développement, les prostitué(e)s ne sont pas en France particulièrement contaminé(e)s par le VIH et, lorsqu'ils le sont, l'origine de leur contamination n'est généralement pas liée à l'exercice de leur profession mais à des facteurs autres, partenaire privé avec qui les préservatifs ne sont pas utilisés ou toxicomanie par voie intraveineuse. Ce n'est qu'une fois qu'ont été acquises ces connaissances épidémiologiques, qu'ont pu être mises en place les premières actions de prévention.

La prévention du VIH en milieu prostitutionnel n'est pas le fruit de la reconversion d'organismes préexistants, mais a été prise en charge par des associations inédites dont la création a été possible au début des années 90. C'est ainsi que la première expérience de prévention en milieu prostitutionnel prend la forme d'un bus circulant sur les différentes zones de prostitution féminine parisienne, le Bus des Femmes. Il est destiné à offrir un lieu d'accueil, à fournir gratuitement du matériel de prévention et à assister les prostituées dans leur accès aux dispositifs de soins. Certaines prostituées sont devenues salariées de l'association au nom de la compétence que leur confère leur expérience de la prostitution. Originellement développée auprès des toxicomanes, cette forme de prévention est axée sur l'hospitalité de l'accueil, une prévention informelle, l'accompagnement, l'orientation, la valorisation de l'autonomie. L'accueil offert par les associations de santé communautaire est d'une part fondé sur un principe de non-sélection des demandes adressées par les usagers et, d'autre part, sur une activité d'orientation, sous forme d'accompagnement personnalisé vers d'autres organismes ou services plus spécialisés.

Contrairement à ce qu'annonçaient les discours alarmistes du début des années 80, les femmes et les hommes prostitués ne sont pas devenus un vecteur de diffusion du VIH au sein de la population. D'autre part, les associations communautaires se sont révélées de véritables acteurs de la prévention de l'épidémie. Les problèmes d'information et de compréhension de la prévention se reposent de nouveau à la fin des années 90 avec les prostituées venues d'Europe de l'Est pour lesquelles des dispositifs spécifiques avec médiateurs culturels ont été mis en place.

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Les détenus

Les prisons sont des lieux de haute prévalence du VIH et des hépatites virales : la prévalence du VIH en milieu carcéral est 3 à 4 fois supérieure à celle constatée en milieu libre, liée essentiellement à l'usage de drogue par voie intraveineuse.

Cependant, après un pic à la fin des années 1980, on assiste, depuis 1990, à une baisse régulière de la séroprévalence de l'infection à VIH, qui de 5,8 % serait passée à environ 1,9 % en 1996. D'autre part, on peut noter que les régions Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur regroupent à elles seules plus de 57 % des patients VIH connus alors que les établissements pénitentiaires de ces deux régions ne regroupent que 31 % des détenus français.

Face au développement de l'épidémie de sida en France, la réaction des institutions s'est quelque peu fait attendre aussi en milieu carcéral. En 1988 le ministère de la Justice a incité les responsables des 183 établissements pénitentiaires français à développer une politique de prévention en direction des détenus : dépistage et mise à disposition de préservatifs au sein des services médicaux. Ces mesures ne revêtaient pas un caractère impératif, de sorte que, trois ans plus tard, un rapport de l'administration pénitentiaire constatait que plus du quart des établissements pénitentiaires semblaient méconnaître ou refuser cette mesure de prévention en détention. Ce n'est qu'en 1994 que la prévention du VIH/sida a été officiellement intégrée à une politique sanitaire globale en direction des détenus, et que leur prise en charge s'est rapprochée de celle du reste de la population.

Une circulaire de 1996 fixe donc le cadre réglementaire du dispositif de lutte contre l'infection à VIH en milieu carcéral autour de cinq volets distincts :

- inciter les détenus au dépistage volontaire

- faciliter l'accès à certains moyens de prévention, préservatifs et lubrifiants, eau de Javel

- promouvoir les actions de formation du personnel pénitentiaire sur la prévention de l'infection à VIH et la toxicomanie

- autoriser la poursuite des traitements de substitution pour les personnes toxicomanes incarcérées

- élaborer des procédures d'intervention en cas d'exposition accidentelle.

La mise en place de ces cinq volets dépend malheureusement de l'opinion, de l'engagement et des motivations du personnel pénitentiaire et des équipes médicales. En effet, dans bien des cas, un cadre juridique trop rigide, des contraintes réglementaires trop lourdes, ou bien encore l'opposition de certains professionnels sont autant d'obstacles à une politique volontaire de prévention.

En France, on peut regretter que l'accès aux préservatifs soit confiné aux espaces médicalisés, qu'on ne reconnaisse toujours pas aux personnes détenues le droit d'avoir des relations intimes dans des conditions plus humaines et que les équipes médicales soient toujours méfiantes à l'égard des produits de substitution. Les données font apparaître que les traitements de substitution sont peu mis en œuvre en milieu carcéral et que le sevrage semble être la principale réponse des services de santé en matière de prise en charge. L'usage de drogue en milieu carcéral est toujours l'objet d'une attitude hypocrite des pouvoirs publics qui n'autorise pas la mise à disposition de seringues dans les établissements pénitentiaires. La réussite en milieu ouvert de ces stratégies de réduction des risques ne leur permet pas toujours de franchir la porte de la prison.

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Les travailleurs saisonniers

Les travailleurs saisonniers liés aux activités de tourisme et de vacances peuvent aussi faire partie des populations plus vulnérables par rapport à l'infection à VIH : ils ont en général des conditions de travail et de vie précaires, à plusieurs dans un studio, travaillant douze heures par jour, consommant parfois des produits licites et illicites. Souvent célibataires, on note de nombreux multipartenaires dans cette population.

Ils n'ont pas toujours accès à l'information ni à la prise en charge sanitaire.

Des actions de prévention en direction de ce public spécifique ont été menées dans les stations de sports d'hiver. Ces actions sont essentiellement axées sur l'information mais aussi sur une incitation à se faire dépister.

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Conclusion

En 2002, l'infection à VIH reste une maladie grave en dépit des progrès thérapeutiques. Devant les déceptions liées à la recherche vaccinale qui ne permet pas d'envisager au mieux un vaccin avant de nombreuses années, la prévention restera donc pour les années qui viennent un axe majeur de la politique de lutte contre le sida.

La lutte contre le sida est une responsabilité de l'Etat dans la répartition des compétences entre l'échelon central et les collectivités territoriales. Il est primordial que les moyens financiers disponibles à tous les niveaux soient maintenus pour que l'effort préventif des acteurs de terrain ne se relâche pas.

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Bibiographie

Les documents cités en référence sont disponibles dans les deux centres de documentation du CRIPS PACA.

Généralités

ANRS (Agence Nationale de Recherches sur le Sida)
Le sida en Europe. Nouveaux enjeux pour les sciences sociales. 2e conférence européenne sur les méthodes et les résultats des recherches en sciences sociales sur le sida
Coll. Sciences sociales et sida, Paris : ANRS, 1998, 185 p.

BELTZER N, GREMY I, NEM (New Encounter Module)
Histoire sexuelle d'une relation entre deux partenaires : comment est géré le risque du VIH, enquête KABP 1998
Paris : ORS (Observatoire Régional de la Santé), 2000, 104 p.

BILLY C, DESENCLOS J-C, GOULET V, LAPORTE A, SEDNAOUI P
Augmentation du nombre de gonococcies identifiées par le réseau RENAGO
BEH (Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire) n° 26, 1999, p.109-111

CRIPS (Centre Régional d'Information et de Prévention du Sida) Provence-Alpes-Côte d'Azur
Les principaux modèles d'intervention de prévention et leur application dans la lutte contre le sida
1999, 24 p.

GREMY I, BELTZER N, ECHEVIN D
Les connaissances, attitudes, croyances et comportements face au sida en France : évolutions 1992 - 1994 - 1998 - 2001
Paris : ORS (Observatoire Régional de la Santé) Ile-de-France, 2001, 191 p.

GREMY I, BELTZER N, ECHEVIN D
Les nouveaux traitements contre le sida : impact sur la perception de la maladie en France et en Ile-de-France
Paris : ORS (Observatoire Régional de la Santé) Ile-de-France, 1999, 4 p.

LYDIE N, dir.
Evaluer la prévention de l'infection par le VIH en France. Synthèse des données quantitatives (1994-1999)
Coll. Sciences sociales et sida, Paris : ANRS, 1999, 143 p.

PAICHELER G, LAURINDO DA SILVA L, SITBON A, CERMES
La communication publique sur le sida en France. Un bilan des stratégies et des actions. 1987-1996
Paris, 2000, 257 p.

RUDELIC-FERNANDEZ D
Nouvelles thérapies : quels enjeux pour la prévention ?
In : Réduire l'écart : Genève, XIIe conférence internationale sur le sida, 28 juin-3 juillet 1998, N° Spécial Transcriptase-ANRS-Journal du sida (Le), n° 69, 1998, p. 10-12.

SFSP (SOCIETE FRANÇAISE DE SANTE PUBLIQUE)
Développement social et Promotion de la Santé : La démarche communautaire
Collection Santé et Société n°9, Vandoeuvre-lès-Nancy : SFSP, 200/04, 183 p.

SOUTEYRAND Y, LERT F
Gestion du risque chez les personnes atteintes
ANRS Information, n°27, 1999, p. 39-42

WRIGHT M
Evaluer le travail de prévention des associations
In : Break the silence : Durban, XIIIe conférence internationale sur le sida, 9-14 juillet 2000, N° spécial Transcriptase,-ANRS-Journal du sida (Le), n°87, 2000, p. 65-68.

CFES (Comite Français d’Education pour la Sante)
Prévention de l'infection à VIH-sida / Programme d'éducation pour la santé 2000-2001-2002
Coll. Dossiers techniques / Education pour la santé pour mieux vivre, Vanves : CFES, 2000, 75 p.

LAURINDO DA SILVA L, PAICHELER G
Prévention du VIH en France. Un bilan des politiques et des pratiques fin 1999
Rapport de recherche, 2000, 43 p.

DGS (Direction Générale de la Santé)
Stratégies de prévention de l’infection VIH/sida en France pour les années 2001-2004
2001/06, 39 p.

COUSTOU B, GREMY I, VALLAURI C
Suivi de l'infection à VIH/sida en Ile-de-France : un système de surveillance épidémiologique obsolète et paralysé
Bulletin de santé : épidémiologie en Ile-de-France, n°1, ORS Ile-de-France, CRIPS Ile-de-France, 1999, p. 1-4.

INVS (Institut de Veille Sanitaire)
Surveillance du sida en France : situation au 30 septembre 2001
BEH (Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire), n°24, 2001/11/20,p.207-213

ANRS (Agence Nationale de Recherches sur le Sida)
Séropositivité, vie sexuelle et risque de transmission du VIH
Coll. Sciences sociales et sida, , Paris : ANRS, 1999, 174 p.

Pierre BOURDIEU, dir.
Sur la sexualité
Actes de la recherche en sciences sociales, n°128, Seuil, Paris, 1999, 96 p.

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Jeunes

CHABON B, FUTTERMAN D
Les adolescents et le VIH
Aids clinical care (version française), vol. 11, n° 2, 1999/02, p. 9-10, 15-16 

COURSAUD J-B
Education sexuelle et parole libre : une autre approche de la prévention
Transversal : journal des acteurs de la lutte contre le sida, n° 2, 2001/04, p. 4-7

CRIPS (Centre Régional d'Information et de Prévention du Sida) ILE-DE-FRANCE
Actions de terrain en direction des jeunes
Lettre d’information, n°15, 1991/05, 8 p.

DIRECTION DE L'ENSEIGNEMENT SCOLAIRE
Repères pour l'éducation à la sexualité et à la vie
Ministère de l'Education Nationale, Paris, 2000, 72 p.

GUILLEMARD J-C, HUSER F, BERTOLISSIO M-J, CANET N, DESBORDES M-H, VILLENAVE D, SALEN Y, PLOUZENNEC C, ODORICO R, LAUGIER A
De l'information sida à l'éducation à la vie : expériences sur le terrain
Psychologie et Education, n°15, 1993/12, p. 107-165

INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale)
Prévention des comportements sexuels à risque
In : Education pour la santé des jeunes. Démarches et méthodes Coll. : Expertise Collective, Paris : Les Editions Inserm, p. 135-155

LAGRANGE H, dir, LHOMOND B, dir
Les comportements sexuels des jeunes de 15 à 18 ans
Paris : ANRS, 1995/04, 23 p.

LAGRANGE H, dir, LHOMOND B, dir, CALVEZ M, LEVINSON S, MAILLOCHON F, MOGOUTOV A, WARSZAWSKI J
L'entrée dans la sexualité : les comportements des jeunes dans le contexte du sida
Paris : La Découverte, 1997, 431 p.

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE LA RECHERCHE
Politique de santé en faveur des jeunes
Bulletin Officiel du Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche, Spécial n°1, 2001/01/25, 33p.

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE LA RECHERCHE
Santé scolaire - Education à la sexualité et prévention du sida
Bulletin Officiel du ministère de l’Education Nationale et du ministère de la Recherche, n° 46, 98/12/10

ONUSIDA
Intégration de la prévention de l'infection à VIH et des MST en milieu scolaire : note d'information
Synthèse, 1997/08, 3 p.

Sida Info Service
Dossier : Jeunes. Le sexe bavard.
Observations et Témoignages, n°14, 1998, p. 6-21

SIDA INFO SERVICE
Les 15-24 ans face au sida et à la sexualité. Etude réalisée à partir des appels reçus à Sida Info service et d'un sondage SOFRES sur un échantillon de 500 personnes
Dossier de presse, 1999, 19 p.

SIDA INFO SERVICE
Les appels de Sida Info Service : les 15-25 ans : 27% déclarent une prise de risque
2001, 2 p.

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Milieu homosexuel

ADAM P, DELMAS M-C, BRUNET J-B
Impact des nouveaux traitements antirétroviraux sur les attitudes et les comportements préventifs des lecteurs de la presse gay. De l'impact perçu par les individus à la mesure d'une influence effective
in : Séropositivité, vie sexuelle et risque de transmission du VIH, Coll. : Sciences sociales et sida, Paris : ANRS, 1999/09, p. 43-58 

ADAMS P, DELMAS M-C, HAMERS, BRUNET J-B
Enquête : attitudes et comportements préventifs des homo- et bisexuels masculins à l'époque des nouveaux traitements antirétroviraux
BEH (Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire), n° 41, 1999, p. 171-173

ADAM P, HAUET E, CARON C
Recrudescence des prises de risque et des MST parmi les gays : résultats préliminaires de l'Enquête Presse Gay 2000
Saint-Maurice : InVS (Institut de Veille Sanitaire), Paris : ANRS (Agence Nationale de Recherches sur le Sida), Paris : DGS (Direction Générale de la Santé), 2001/03, 56 p.

ADAM P, SCHILTZ MA
Adaptation et exposition au risque du VIH : une réflexion sur l'influence des modes de vie socio-sexuels
In : Homosexualité(s), sida et prévention(s) : actes de colloque, Bruxelles : Ex Aequo, 1997, p.124-131

BERSANI L
Homos : repenser l'identité
Paris : Odile Jacob, 1998, 217 p.

CRIPS (Centre Régional d'Information et de Prévention du Sida) Provence-Alpes-Côte D'azur
Prise de risques et évolution des comportements dans la population homosexuelle
dossier documentaire, 1998, 32 p.

MENDES-LEITE R, DESCHAMPS C
Des mots, des pratiques et des risques : la gestion différenciée de la parole et de la prévention du VIH chez des hommes à comportements bisexuels en France
Sociologie et sociétés, n°1, 1997, p. 99-111

MESSIAH A
Y-a-t-il retour des homosexuels ou bisexuels masculins vers des pratiques à risque ?
Transcriptase, n°22, 1994, p 24-26.

NORY-GUILLOU F, GUILLOU M
Prévention du sida et homosexualité dans la région Nord/Pas-de-Calais : étude qualitative
DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) Nord, DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) Pas-de-Calais, Coll. : Repères en santé publique, 2000/11, 66 p.

SCHILTZ M-A
Retour à des pratiques sexuelles à risque : à quand une évaluation qualitative ?
Transcriptase, n°26, 1994, p. 20-22

SCHILTZ M.A
Safer sex : du dogme aux stratégies raisonnées
Transcriptas, n°10, 1992, p.17-18

SIDA INFO SERVICE
Les appels de gays et de bisexuels en 2000
2001/04, 5p. 

VERBOUD M, DESTOMBES C, WARNER M, BOCHOW M, SCHARNOFF M, LISANDRE H, ELOVICH R, CORDERO C
Homosexualité : Les ratés de la prévention
Journal du Sida (Le), n°72, 1995, p. 18-29

WARSZAWSKI J
Augmentation de pratiques sexuelles à risque et recrudescence de gonococcie rectale
Transcriptase, n°74, 1999, p. 12-14.

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Usagers de drogues

BEAUVERIE P, FOURNIER G, GAUDONEIX-TAIEB M, ROBINET S
La seringue, le Stéribox® et les pharmaciens
Courrier des addictions (Le), vol. 2, n°2, 2000, p.89-90

BELLO P-Y
Evaluation globale de l'efficacité des programmes d'échange de seringues
Transcriptase, n° 62, 1998, p. 5-7.

BRASSEUR G, SYLVESTRE J
Rencontre avec Janine Sylvestre : "Une prise en charge spécifique de la toxicomanie"
Journal du Sida (Le), n° 112-113, 1999, p. 30-31

DGS (Direction Générale de la Santé), DIVISION SIDA
Prévention du sida et des hépatites chez les usagers de drogues, dossier d'information n°2 : politique de réduction des risques, épidémiologie, enquêtes, documents de réflexion, ventes de Stéribox®
1997, 184 p.

DGS (Direction Générale de la Santé), DIVISION SIDA
Réunion de concertation sur l'eau de javel : dossier documentaire, synthèse des recommandations
1997, 38 p. 

EMMANUELLI J
Caractéristiques et efficacité des programmes d'échanges de seringues à travers le monde : état des lieux et mise en perspective. Revue de littérature
Saint-Maurice : InVS (Institut de Veille Sanitaire), 1999, 23 p.

EMMANUELLI J
Contribution à l'évaluation de la politique de réduction des risques Siamois - Système d'Information sur l'Accessibilité au Matériel Officinal d'Injection et de Substitution
Saint-Maurice : InVS (Institut de Veille Sanitaire), 2000, 93 p.

EMMANUELLI J
Programmes d'échanges de seringues et réduction des risques chez les usagers de drogues dans le monde développé : état des lieux et mise en perspective
Documents du Cesames, n° 8, Paris : Cesames, 2001, 79 p.

EMMANUELLI J
Usagers de drogues : le point sur l'évolution des pratiques
Transcriptase, n° 61, 1997, p. 27-29.

EMMANUELLI J, LERT F, VALENCIANO M
Caractéristiques sociales, consommations et risques chez les usagers de drogues fréquentant les programmes d'échange de seringues en France
BEH (Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire), n° 13, 2000, p. 53-55 

GRAPHITI (Groupe de Réflexion et d'Action des Praticiens Hospitaliers et Intervenants en Toxicomanie Interdépartemental)
Quartiers sensibles. Usages de drogues et risques infectieux : actes, journée de réflexion du 30 mars 1999
Toulouse: Quartiers sensibles. Usages de drogues et risques infectieux, 1999, 68 p.

JOUBERT M, dir., JACOB E, MOUGIN C, WEINBERGER M, ALFONSI G, AQUATIAS S, BOUHNIK P
Les usagers de drogues et le sida : aléas et enjeux de la construction des politiques locales de santé publique
Paris : GRASS (Groupe de Recherche et d'Analyse du Social et de la Sociabilité), 1999, 334 p.

LERT F, LERT H
La stratégie de réduction des risques en actes : une étude de cas en Ile de France
Paris : INSERM, 1998, 136 p.

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Populations plus vulnérables

ALFSEN M
La prostituée, le client et le préservatif
Journal du sida (Le), n° 79, 1995, p. 16-18

ALFSEN M
Le législateur, le trottoir et la santé publique
Journal du sida (Le), n° 79, 1995, p. 19-21

BEN DIANE M-K, ROTILY M, DELORME C
Vulnérabilité de la population carcérale française face à l'infection à VIH et aux hépatites
in : Précarisation, risque et santé, Coll. : Questions en Santé Publique, Paris : Les Editions Inserm, 2001, p. 437-449

CONSEIL NATIONAL DU SIDA
Les traitements à l'épreuve de l'interpellation. Le suivi des traitements en garde à vue, en rétention et en détention. Rapport et recommandations du Conseil national du sida
1998, 75 p. 

DE GOER B, ROGEAUX O
Pourquoi et comment favoriser le dépistage des saisonniers dans les stations
Journal du Sida (Le), n° 79, 1995, p. 39

DERYCKE D
Rapport d'activité 2000 : Les politiques publiques et la prostitution
Rapport au Sénat, n° 290, 2001

DGS (Direction Générale de la Santé), CESES (Centre Européen pour la Surveillance Epidémiologique du Sida), SIDA INFO SERVICE
Atelier n° 8 : ruptures extrêmes, clandestinité, prostitution, prison, polytoxicomanies
in : Femmes et infection à VIH en Europe : actes du colloque, 14-15 novembre 1997, Paris, Coll. : VIH/Sida, Vanves : CFES, 1999, p. 260-280

EMMANUELLI J
Le sida et la prévention en milieu carcéral
Transcriptase, n° 64, 1998, p. 16-19.

FONDATION SCELLES
La prostitution face au sida
Toulouse : Erès, 2001, 112 p.

JOCRISSE P, ALBERT P
Action de prévention des problèmes de santé et du sida auprès d'un public marginalisé : bilan de l'action 1991/1994
Nice : ALC SPRS (Service de Prévention et de Réadaptation Sociale), 1995, 191 p.

JURGENS R
VIH/sida et prisons : rapport final
Montréal : Réseau Juridique Canadien VIH/sida, 1996, 141 p.

LHUILIER D, RIDEL L, SIMONPETRI A, VEIL C
Effets révélateurs du sida en prison : résistances et changement
Journal du Sida (Le), n° 112-113, 1999, p. 15-17

LOPES A-C
La prévention et la prise en charge du sida en prison à travers le cas de la Maison d'Arrêt des Baumettes
1996, 300 p.

MATHIEU L
Mobilisation de prostituées
Coll. Socio-Histoires, Paris : Belin, 2001, 333 p.

MATHIEU L
Prostitution et sida : Sociologie d'une épidémie et de sa prévention
Coll. Logiques sociales, Paris : L'Harmattan, 2000, 272 p.

NOUIOUAT R
Prévention de l'infection à VIH dans un contexte multiculturel en milieu carcéral
THS (Toxicomanies, Hépatites, Sida) : la revue des addictions, vol. 3, n° 9, 2001, 557 p.

ORTMANS C
Sur la prévention de l'infection à VIH parmi les personnes prostituées : guide méthodologique
Saint-Maurice : CESES (Centre Européen pour la Surveillance Epidémiologique du Sida), 1998, 64 p.

SCHNALL D
La prison et l'usager de drogues
Courrier des addictions (Le), vol. 2, n° 2, 2000, p. 83-87

SERRE A
Prévention de l'infection par le VIH auprès de personnes prostituées en France.
Bordeaux : Université Victor Segalen - UFR de Santé publique, 1998, 278 p.

SERRE A
Prostitution : succès et impasses de la prévention
in : One world, one hope - Vancouver : XIè conférence internationale sur le sida, 7-12 juillet 1996, Transcriptase-ANRS-Le Journal du sida, n° spécial, 1996, p. 22-24.

SERRE A, SCHUTZ-SAMSON M, CABRAL C, MARTIN F, MATHIEU L, DE VICENZI I et coll.
Conditions de vie des personnes prostituées : conséquences sur la prévention de l'infection à VIH
Revue d'épidémiologie et de santé publique, n° 44, 1996, p. 328-336

STANKOFF S, DHEROT J
Rapport de la mission santé-justice sur la réduction des risques de transmission du VIH et des hépatites virales en milieu carcéral, décembre 2000
Direction de l'Administration Pénitentiaire, Sous-direction des personnes placées sous main de justice, Bureau des politiques sociales et d'insertion, 2001, 85 p.

VINCENZI I
Travail sexuel : facteurs de risque et prévention du risque
Transcriptase, n° 64, 1998, p. 19-20.

WELZER-LANG D, dir., SCHUTZ-SAMSON M, dir.
Prostitution et santé communautaire : essai critique sur la parité
Lyon : Le Dragon Lune Editions, 1999, 125 p.

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